samedi 25 mars 2017

Du domaine des murmures de Carole Martinez

Synopsis : En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire "oui" : elle veut faire respecter son voeu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe... Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte.

Historique - 226 pages - Editions Folio (2013)

Avis : Approchez ! Ecoutez ! Vous l'entendez ? Le murmure d'Esclarmonde est toujours là ! Il continue de souffler sur le domaine des Murmures, si longtemps après... 
Tendez bien l'oreille et vous percevrez le récit tragique d'une recluse, celui de la fille du seigneur des Murmures, qui à l'age de 15 ans, demandât à se faire emmurer plutôt que d'accepter d'épouser Lothaire, le jeune homme arrogant que lui avait choisi son père.

Entre dans l’eau sombre, coule-toi dans mes contes, laisse mon verbe t’entraîner par des sentes et des goulets qu’aucun vivant n’a encore empruntés.
Je veux dire à m’en couper le souffle. Écoute !

En 1187, elle dit non le jour de ses épousailles, et se tranche l'oreille pour marquer de son sang les esprits, juste devant l'autel. Elle affirme que le Christ veut que sa dot serve à lever une chapelle dédiée à sainte Agnès, aux Murmures, et qu'on aménage contre ses murs un réduit dans lequel on l'enfermera à jamais. Emmurée vivante, elle contrecarre ainsi les projets de son père pour devenir libre, croit-elle. Mais un terrible événement arrivera le matin même de sa réclusion, quelques heures à peine avant que l'on ne scelle la dernière pierre, la privant de l'air libre pour toujours.

Je suis l’ombre qui cause.
Je suis celle qui s’est volontairement clôturée pour tenter d’exister.
Je suis la vierge des Murmures.
À toi qui peux entendre, je veux parler la première, dire mon siècle, dire mes rêves, dire l’espoir des emmurées.

Je suis entrée dans ce roman sans rien savoir de l'histoire. Seuls les avis positifs et le fait qu'il ait remporté le Goncourt des Lycéens en 2011 sont à l'origine de ce choix de lecture, et je m'en félicite, car à posteriori, je ne sais pas si l'histoire d'une réclusion volontaire m'aurait appâtée de prime abord ^^
Surtout que ce roman est beaucoup plus que ça !

C'est d'abord un titre, si beau à murmurer...
Et une histoire dans laquelle on entre sans pouvoir en ressortir avant la fin, barricadés que nous sommes entre des lignes toutes en poésie, parfois acérées, mais d'une accaparante beauté !

Une confession d'outre-tombe, dans laquelle d'autres figures féminines volontaires, comme Bérengère, la gigantesque et sensuelle servante qui connaît tous les secrets des fleurs, ou Douce, la belle-mère d'Esclarmonde, capable d'administrer le fief des Murmures à la place de son époux lorsqu'il part en croisade, sont les symboles de la condition des femmes et de leur absence de liberté au Moyen-Âge.

Certes ton époque n’enferme plus si facilement les jeunes filles, mais ne te crois pas pour autant à l’abri de la folie des hommes. J’ai vu passer les siècles, l’histoire n’a jamais cessé de chambouler nos vies et les évidences sont infiniment fragiles.

C'est aussi un récit où le merveilleux médiéval est esquissé, faisant de cette recluse une quasi sainte élevée au rang de messagère divine. Les peuples viennent la consulter le jour, lui confier leurs péchés, et écouter la voix de Dieu à travers elle, tandis que la mort elle-même semble avoir abdiqué des environs du domaine depuis son emprisonnement.

Je ne pensais pas avoir accompli de vrais miracles, mais je ne pouvais nier la démission de la mort. Car les gens du pays ne mouraient toujours pas.

La nuit, ses rêves de captive la font voyager jusqu'à Jérusalem auprès des croisés, de Barberousse, partageant leurs souffrances sous un soleil impitoyable, amenant leurs lots de morts, terreurs et violences, au sein même de sa cellule.

Une voie immense se déroulait la nuit dans mon réduit, je sentais en mon corps la fatigue du croisé et, au bout de mon bras, le poids de son épée ravageant la Thrace, [...]

J'ai cherché à savoir s'il existait un Domaine des murmures dans la vallée de la Loue, la rivière du roman. Si des ruines se trouvaient en un lieu où le secret d'Esclarmonde aurait trouvé refuge, mais il semblerait que Carole Martinez ait sorti cet endroit de son imagination, élevant ce récit au rang de légende.

En sortant de ma zone de confort avec ce roman, je ne pensais pas me laisser claquemurer dans une histoire aussi puissante, allant bien au delà des murs de ce reclusoir...
Mars : Historique

lundi 20 mars 2017

Challenge Printemps Elfique 2017

Celles et ceux qui me suivaient déjà l'année dernière à cette même époque, savent que le printemps, saison favorite à mon 💜, est toujours allègrement attendue sur le blog ! C'est grâce à cette magnifique saison que tintinnabule LE top départ du Challenge Printemps Elfique 😍

Fortes de la réussite de l'édition 2016, Stelphique et Daniella ont la générosité de relancer ce rendez-vous féerique pour le printemps 2017, un grand merci à elles !!!
Pour rappel, en voici les règles :
Allez donc vous poser sur le blog de Stelphique, ou sur le topic Livr'addict pour participer ;-)
De mon côté, j'espère faire encore mieux que l'année passée avec 6 romans, souvenez-vous... 

Cette fois encore, je m'inscris en tant que Pilliwiggins, fée butineuse, mais avec le fol espoir de devenir Fays en cours de saison ;-)
J'ai défroissé consciencieusement mes petites ailes, elles en avaient bien besoin ^_^
Puis je suis allée fouiner sur l'étagère féerie de ma bibliothèque, celle que j'époussette régulièrement depuis des mois dans l'attente du grand jour... Et là, quel bonheur de constater combien elle s'est étoffée entre-temps *_*
Préparatifs achevés, me voilà prête à l'envol avec, dans mon petit sac à dos elfique, spécialement confectionné par les petites mains agiles de mes amis les elfes (hé oui, j'ai des relations dans le milieu ^^), cette première pré-sélection : (cliquez sur les couvertures pour accéder aux fiches des livres)

     
    

Mon butinage m'emportera peut-être vers d'autres sentiers féeriques que ceux-là, car je compte me laisser guider par la douce brise printanière, prête à accueillir les jolies surprises qui se présenteront à moi ! D'autant que tout un essaim de petites créatures ailées sera là pour m'accompagner et m'inspirer durant cette belle saison ;-)
Alors vous aussi, venez nous rejoindre dans cette féerique aventure livresque !!! 

dimanche 26 février 2017

22/11/63 de Stephen King

Synopsis : Jake Epping est un enseignant d'anglais à Lisbon Falls, dans le Maine, qui se fait un revenu complémentaire en enseignant aux adultes dans le programme GED. Il reçoit un essai de l'un des étudiants : une histoire macabre, déchirante, au sujet d'une nuit il y a 50 ans quand le père d'Harry Dunning est arrivé à la maison, a tué sa mère, sa soeur et son frère avec un marteau. Harry s'en est sortit avec une jambe mal en point, comme le prouve sa démarche actuelle.
Un peu plus tard, Al, l'ami de Jake, lui raconte un secret : sa boutique est un portail vers 1958. Il enrole Jake dans une folle mission afin d'empêcher le meurtre de John Kennedy. Ainsi sa nouvelle vie en tant que Jakes George Amberson, son nouveau monde d'Elvis et JFK, un monde de grosses voitures américaines, d'un solitaire en difficulté nommé Lee Harvey Oswald et d'une bibliothécaire prénommée Sadie Dunhill, qui devient l'amour de Jake et qui transgresse les règles normales du temps.

Fantastique - 1044 pages - Editions Le livre de poche (2014)

Avis : 22/11/63 : une date que je ne suis pas prête d’oublier, Le King aura veillé à ce qu’elle reste dorénavant gravée !
C’était avant ma naissance, mais comme tout le monde, j’ai en mémoire les images, toujours aussi impressionnantes, de l’assassinat de J.F. Kennedy. Elles font partie de ces moments tragiques et intemporels de l’histoire, que l’on a toujours connus sans pouvoir leur donner une réelle consistance. Je réalise après coup que ce drame était un peu flouté dans mon esprit, et rendu presque fictif par la brutalité de l’acte. Le fait que tout un tas de théories ait circulé après, dans un contexte politique très particulier, et autour d’un Président comme Kennedy, n’a pas aider à le rendre moins nébuleux !

Mais ça c’était avant ! Avant que je lise ce roman et que je me retrouve propulsée à cette époque. Avant que Stephen King n’imagine un terrier (c’est comme ça que l’appelle son héros) pour retourner dans le passé, et n’y emmène ses lecteurs avec lui !
Je ne suis pas en train de dire que Stephen King détient LA vérité au sujet de l’assassinat de JFK, mais après qu'il ait lu une pile presque aussi haute que lui, et s’être considérablement documenté sur le sujet, son évaluation semble très cohérente. Comme il le dit dans sa passionnante postface : 
« Rien de ce que j’ai écrit dans 22/11/63 n’apportera de réponse à ces questions, car le voyage dans le temps est juste un instrument de mise en perspective intéressant. »
Et quelle mise en perspective ! Tout y était !!!

Je jurerais avoir fait un bond de plus d’un demi-siècle par l’intermédiaire de ces 1044 pages époustouflantes pour accompagner dans le passé Jake Epping, un jeune professeur d’anglais porté par le rêve inachevé d’un ami mourant.

J’attesterais avoir été parachutée le mardi 9 septembre 1958 à Lisbon Falls, petite ville du Maine, et avoir goûté cette racinette au goût incroyable ! Avoir découvert avec incrédulité que la nourriture était plus savoureuse, les couleurs plus éclatantes, les voitures plus sensationnelles, les lieux plus saturés de fumée de cigarette aussi, et les prix invraisemblablement plus bas 😉 

Je soutiendrais avoir ressenti une désagréable sensation de malaise à Derry ! 
Derry ne vous rappelle rien ? Mais si, souvenez-vous… Cette ville fictive du Maine, créée de toute pièce par le King, déjà le théâtre du mal dans d’autres de ses romans comme Ça, où elle apparaît pour la première fois, et Insomnie
Eh bien, il ne faisait déjà pas bon y aller à l’automne 58, lorsque Jake y séjourne pour une toute autre raison que l’assassinat de JFK.
Mais j’en étais aussi venu à croire que l’ombre ne quittait jamais complètement cette ville avec ses étranges bas-fonds en guise de centre.C’était un sentiment d’échec imminent qui me la faisait détester. Et cette sensation de me trouver dans une prison aux murs élastiques. Si je voulais la quitter, elle me laisserait partir (sans se faire prier !), mais si je restais, elle m’oppresserait toujours plus. Elle m’oppresserait jusqu’à ce que je ne puisse plus respirer.
J’attesterais avoir été prise de la même envie de fuir que Jake arrivé dans ce Dallas violent, raciste, et oppressant. À l’inverse de Jodie, la petite bourgade où il s’installe comme professeur, et qui m’a bien plu, comme ses habitants d'ailleurs.

J’affirmerais avoir vu danser Jake et Sadie comme si j’y étais ! Sadie, cette grande bibliothécaire un peu maladroite, toujours à se prendre les pieds dans le tapis, mais étonnamment agile et précise dès que la musique éclatait ! Quel couple 💕
J’ai dans la tête leur Lindy Hop sur "In The Mood"… Comme ils ont dansé *_*


J’assurerais avoir retenu mon souffle, plus d’une fois, tellement la tension est montée, à chaque étape cruciale du calendrier de Jake, voyant la date fatidique approcher. Et frissonner pendant toute la période de surveillance des Oswald.
Je me suis surprise à trembler, notamment ce terrifiant soir d’octobre 1962, lorsque JFK annonçait aux Américains dans un discours télévisé que le monde était au bord d’une guerre mondiale à cause de la crise des missiles de Cuba. J’étais dans ce bar texan à ce moment-là, abasourdie par la terreur communicative de tous ces gens.

Et surtout, je sais maintenant combien le passé est tenace, et à quel point il ne veut pas être changé ! 

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de l’effet papillon : 
« Le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? » 
Partant du principe qu’un acte, aussi insignifiant soit-il, peut engendrer une catastrophe quelque part, vous imaginez bien que retourner dans le passé n’est pas sans risque.
Mais si vous aviez le pouvoir d’empêcher des événements terribles de se produire, le feriez-vous ?
Tenteriez-vous de faire obstacle au carnage d’une famille dont vous connaissez l’unique survivant ?
Seriez-vous tenté de réparer une injustice, où un accident improbable ?
Lorsque l’on sait ce qui va se produire, comment rester indifférent ?
Mais comment mesurer l’ampleur des répercussions de nos actes sur le futur ?

Ce roman fût une expérience renversante ! Une virée dans le passé aux côté d’un héros impressionnant, comme seul Le King sait les modeler et nous les rendre tellement attachants ! Un bouquet d’émotions sur plus de mille pages ! Du grand, du très grand King !!!  

Et pour finir, encore un petit extrait de la postface :
« Mon fils, le romancier Joe Hill, a relevé certaines conséquences induites par le voyage dans le temps qui m’avaient échappé. C’est aussi lui qui a eu l’idée de cette fin, différente et meilleure que celle que j’avais imaginée. Joe, tu déchires. » 
Oh que oui, cette fin, elle déchire Joe !!!

+1 roman (7/24) - Catégories C et E

dimanche 5 février 2017

Séance de rattra’pages #8


N’ayant pas la possibilité de chroniquer toutes mes lectures, j’ai créé ce petit rendez-vous trimestriel permettant de faire la synthèse de mes découvertes passées, et surtout d'en garder la trace.
Ce billet, publié à chaque fin de trimestre, est comme son nom l’indique, une séance de rattrapage de mes conquêtes livresques des trois derniers mois écoulés.
Voici donc mes lectures des mois d'octobre, novembre, et décembre 2016, classées par ordre de préférences !
Et pour retrouver les précédentes séances, c'est par ici...

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(Cliquez sur les couvertures pour accéder aux fiches des livres)
  • Châteaux de la colère d'Alessandro Baricco (336 pages) : Encore une fois, je ressors complètement conquise et charmée par la plume de l'auteur ! Ses romans sont toujours des moments de lecture "à part" qui me transportent vers des ailleurs singuliers, et peuplés de personnages attendrissants. Ma chronique.
  • Les voies d'Anubis de Tim Powers (478 pages) : Une découverte vraiment captivante ! Je me suis perdue dans les engrenages du temps avec délice pour y trouver maîtrise, savoir, et intensité, à découvrir AB-SO-LU-MENT !!! Ma chronique.
  • Le duc de fer de Meljean Brook (410 pages) : Un roman à l'univers délicieusement "steampunkien" et relevé d’une pointe d’uchronisme vraiment sympathique ! La gente féminine, adepte de romances, sera copieusement servie avec ce titre ;-) Ma chronique.
  • La momie d'Anne Rice (443 pages) : Lorsqu'Anne Rice ressuscite un pharaon légendaire tel que Ramsès, vous imaginez bien que l'attente est immense ^_^ Ceci explique sans doute cela ; nos retrouvailles furent très réussies, mais pas aussi flamboyantes que prévues ! Ma chronique.
  • Un crocodile sur un banc de sable d'Elizabeth Peters (313 pages) : Prenez une héroïne so british, drôle et délurée ! Incrustez-la dans un décor de fouilles archéologiques en plein désert égyptien, et hanté par une momie terrifiante, saupoudrez le tout de dialogues impayables... Et vous obtiendrez le premier tome d'une série policière fort distrayante ! Ma chronique.
  • Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary W. Shelley (366 pages) : Ce classique fût une savoureuse redécouverte ^^ L'écriture est si belle que les années n'ont pas d'emprise sur un tel roman ! Les quelques petites longueurs sont accessoires et n'ont pas terni le moins du monde mon plaisir :)
  • Coraline de Neil Gaiman (155 pages) : J'avais réservé ce petit conte noir pour la période de fin d'année, et je ne le regrette pas ! Une histoire de réalité alternative dans une ambiance un brin glauque à le Tim Burton qui m'a bien plu ;-)
  • Les Neiges de l'éternel de Claire Krust (334 pages) : Un roman japonisant très plaisant à lire ! De jolis personnages et une histoire en trois volets bien construite ! Les grandes émotions n'ont pas été au rendez-vous chez moi, mais le dépaysement ressenti a créé une bien charmante consolation :)
  • Sauver noël de Romain Sardou (200 pages) : Un autre petit conte, mais de Noël cette fois ! J'ai été ravie de découvrir l'écriture soignée de Romain Sardou, et son atmosphère à la Dickens très réussie ! Le fond de l'histoire est un peu en deçà de la forme, mais je poursuivrai l'année prochaine avec le premier tome (hé oui, pour une fois, j'ai fait les choses à l'envers ^^) qui est parait-il encore meilleur !
🎃 Parenthèse Haloweenesque 🎃
Tome 2 & 3 des Livres de sang de Clive Barker
  • Une course d'enfer Tome 2 (256 pages) & Confessions d'un linceul Tome 3 (313 pages) : Deux recueils de nouvelles au contenu un peu déconcertant ! Rien à dire sur le style Clive Barker, il est toujours aussi excellent ! En revanche, certaines histoires m'ont laissé un goût un peu âpre... Il est allé parfois trop loin, sans parvenir à m’entraîner dans son trip, dommage ^^ Âmes sensibles (dont je ne fais pourtant pas partie) s'abstenir !
  • La Tour de Cécile Duquenne (157 pages) : Si je devais résumer mon sentiment sur cette lecture en seulement deux mots, je dirais ; sans surprise ^_^  Pourtant, les temps morts n'ont pas leur place et l'action est engageante, mais, allez savoir pourquoi, j'ai absolument tout deviné ! La fin (un peu abrupte d'ailleurs) aurait pourtant dû être THE révélation..., eh bien non, elle a fait pschitt chez moi :) 
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Bilan de ce quatrième et dernier trimestre de l'année : 12 lectures, dont 10 romans, et 2 recueils de nouvelles. (3761 pages au total).

Ce trimestre aura été meilleur que le précédent question quantité.
Pour la qualité, pas de coup de cœur, mais de très bonnes découvertes malgré tout. J'ai terminé l'année sur un regain d'activité livresque, et j'espère que cela augure du bon pour l'année 2017 ;)

Qui dit dernier trimestre, dit aussi bilan annuel (succinct), alors c'est parti...

Nombre de pages lues en 2016 : 14 031

Challenges réussis :
Le Challenge Automne Pharaonique 2016,
Le challenge de La Licorne 2ème édition,
Challenge Printemps Elfique 2016,
Challenge En 2016, je compte mes pages,
Challenge Vapeur et feuilles de thé - An II

Challenges échoués : AUCUN 😇

Force est de constater que les challenges sont d'excellents boosters pour le blog ! Ils m'imposent une ligne de conduite et me stimulent à publier davantage, c'est pourquoi des inscriptions pour 2017 sont en cours. Vous pouvez d'ores et déjà les découvrir au fil de mes billets publiés en début d'année ;-)

Côté objectifs pour la nouvelle année, j'ai décidé... de ne pas m'en fixer !
Néanmoins, j'ai pour but de chroniquer le plus possible, même si je sais que bon nombre de mes lectures passeront malheureusement à la trappe ^^ D’où l'intérêt de ces séances de rattra’pages ! D'ailleurs, si vous souhaitez faire un petit tour des précédentes, c'est par ici ;-)

Il est maintenant temps de vous quitter, en vous souhaitant une année livresque 2017 résolument radieuse et captivante !!! C'est aussi ce que je me souhaite, évidemment 😎

samedi 28 janvier 2017

Les Aventuriers de la Mer, tome 1 : Le Vaisseau Magique de Robin Hobb

Synopsis : Les vivenefs sont des vaisseaux magiques attachés par des liens empathiques à la famille qui les possède. Ces navires insaisissables bravent les tempêtes, évitent les récifs, distancent les monstres marins, sèment les pirates... et font l'objet de toutes les convoitises. Le capitaine de la Vivacia, Ephron Vestrit, se meure. Parmi les siens, chacun ourdit complot et trahison pour s'approprier son vaisseau, car une vivenef ne se transmet pas comme un legs ordinaire. Pendant ce temps, d'autres dangers se profiles à l'horizon : les serpents de mer qui infestent les océanes se regroupent, et un ambitieux pirate aspire à unir ses pairs sous un seul pavillon : le sien.

Fantasy - 316 pages - Editions J'ai Lu (2011)

Avis : J'ai découvert la plume de Robin Hobb il y a 3 ans avec le premier cycle de L'assassin royal dont j'avais dévoré les six tomes d'affilée à l'époque. Avant de continuer les 7 suivants, j'ai appris qu'il fallait d'abord lire son autre saga intitulée Les Aventuriers de la Mer (qui ne compte pas moins de 9 romans) se situant entre les deux cycles de L'assassin royal... Arf, autant vous dire que devant l'ampleur de la tâche (16 romans, rien que ça !) j'avais décidé de faire une petite pause ^^ Et puis comme toujours, le temps a filé...
Il y a de cela quelques mois, mon amie blogueuse C'era una volta a commencé à lire L'assassin royal. Tomes après tomes, ses chroniques aiguisées ont fait renaître mes bons souvenirs, ainsi que l'envie de prendre la mer avec elle pour une lecture commune de ces Aventuriers de la Mer  !
Nous nous sommes donc données rendez-vous sur le quai, prêtes à larguez les amarres !

À peine arrivée au large, je suis bien contente d'avoir emmené mes lunettes de plongée car dès les premières lignes du prologue le spectacle est au rendez-vous ; me voici immergée sous l'eau à observer l'éveil d'un groupe d'une vingtaine de serpents de mers à la crinière empoisonnée et aux écailles étincelantes.
Il secoua la crinière de sa grande tête puis banda son long corps musclé. « Il est temps, trompeta-t-il de sa voix profonde. L’heure est venue. » Du fond de la mer, tous levèrent dans sa direction leurs grands yeux verts, or et cuivre qui ne cillaient jamais.
Et là, ça y est, je sais que je viens de mordre à l’hameçon...
J'avais quitté L'assassin royal avec des dragons fraîchement éveillés, et pour nos retrouvailles, Robin Hobb me promet d'emblée de sillonner les mers aux côtés de serpents extraordinaires, comment résister *_*

Contrairement à l'AR, où l'on suivait un jeune héros sur une longue période, depuis son apprentissage jusqu'au but ultime de son destin, ici c'est l'existence de plusieurs protagonistes d'importances qui se révèle en même temps.
Les présentations avec les personnages prépondérants de l'histoire se font directement dans le grand bain, l'immersion est totale, et une fois l'étonnement passé, aucun risque de boire la tasse tellement l'envie de nager à l'unisson avec eux est grande ! Néanmoins, certains plus charismatiques que d'autres se détachent rapidement du filet :
- Le jeune Hiémain que ses parents ont voué à la prêtrise en donnant leur fils aîné à Sa (Dieu), alors qu'il n'était qu'un enfant. Nous faisons sa connaissance au monastère, en compagnie de son tuteur, et j'ai d'emblée été conquise par ce petit bonhomme de 13 ans déjà détenteur d'une immense sagesse et richesse intérieur.
Quand tu t’inquiètes de l’avenir, tu oublies l’instant présent dont tu dois jouir. Celui qui craint ce qui risque d’advenir perd le moment qu’il vit par peur du suivant, qu’il empoisonne par ses préjugés.»
- Althéa, fille d'un Marchant de Terrilville à l'agonie dénommé Ephron Vestrit. Elle ne rêve que de devenir Capitaine de la Vivacia, le navire familial, après avoir accompagné son père dans ses voyages maritimes depuis son plus jeune age. Mais c'est sans compter sur Kyle Havre, l'époux de sa sœur aînée, à qui le père d'Althéa a confié le commandement du navire pendant sa maladie et qui ne semble pas disposé à lui céder la place. La relation et l'attachement d'Althéa envers la Vivacia m'a immédiatement beaucoup plu et apporte une dimension toute particulière à l'histoire.
Brashen bon marin et second du capitaine Vestrit en son temps, se retrouve injustement relégué au rang de simple membre d’équipage et assigné aux tâches ingrates par le nouveau capitaine Havre. Malgré les années passées à bord et sa gratitude pour Ephron Vestrit, le pressentiment du dernier voyage sur le navire se fait ressentir. Un marin en grand devenir,  je l'espère !
- Kennit, le pirate aux dents longue et à l'ambition démesuré. Captivant par les projets qu'il ourdit, mais aussi pour son côté "Roi des pirates" à qui tout réussi, je sens déjà que son orgueil va nous emmener sur des mers tempétueuses !

Et puis, il y a les vivenefs, LES grandes merveilles de ce récit. Elles m'ont littéralement transportée !
Les vivenefs ne sont pas de simple navires. Ce sont des vaisseaux vivants, car fabriqués en bois sorcier. Un patrimoine familial qui se transmet de générations en générations, et que seul un membre de la famille peut commander. Quasiment insubmersibles, elles sommeillent durant les deux premières générations pour se réveiller à la troisième, sous réserve que ses capitaines meurent sur le pont. À cet instant fabuleux, le bois s'anime, le visage de proue ouvre les yeux, et la vivenef prend vie, prête à parler et se mouvoir.
Telle était la beauté du bois-sorcier : il restait insensible aux assauts de la mer. Mais c’était une beauté qui était aussi une damnation éternelle.
Le lien unissant une vivenef avec un membre de sa famille est si fort qu'une sorte de communion absolument magique entre ce géant de bois et son capitaine s'établit !
Lorsque nous assistons au fascinant réveil de la Vivacia, c'est avec des yeux émerveillés 😍
Et quand nous découvrons Parangon abandonné à sec sur une plage depuis trente ans, et traité de Paria, c'est le désir d'en apprendre davantage sur son passé terrifiant qui émerge.
Ces deux vaisseaux dotés d'une conscience propre font bouillonner l'imagination, et je pressens que la magie de leur origine n'a pas fini de m'éblouir.
D'autant que beaucoup de mystères planent, notamment sur cet étrange fleuve du désert des Pluies, qui n'est qu'évoqué mais pourtant terriblement mystérieux ^^

Tous les personnages, ainsi que les navires époustouflants de ce premier tome, naviguent dans des eaux poissonneuses de péripéties à venir, tels des petits fleuves prêts à rejoindre la grande mer du récit, ils charrient dans leur courant des promesses d'aventures fabuleuses !

Avec son Vaisseau magique, Robin Hobb m'a littéralement harponnée ! La magie de son univers m'appelle comme le chant des sirènes, et je suis extrêmement impatiente de remonter à bord !
Merci à toi C'era pour cette belle traversée en ta compagnie :)

+1 roman (6/24) - Catégories C et E

lundi 23 janvier 2017

Challenge Un genre par mois 2017

Le début de l'année, c'est la période où des tas de nouveaux challenges apparaissent ! Même si celui-ci n'est pas vraiment nouveau puisque c'est sa 4ème édition, il l'est pour moi !
Je pense que vous en avez déjà saisi le principe : 

Lire chaque mois un livre d'un genre différent afin de varier nos lectures et notre horizon,
entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2017.

Voici donc le planning de cette année :

1. Janvier : Jeunesse ou Young Adult

2. Février : Romance, chick lit, érotique JOKER


4. Avril :Thriller, polar, policier 

5. Mai : Classique ou théâtre

6. Juin : BD, comics, manga JOKER

7. Juillet : Nouvelle ou novella

8. Août : Fantasy ou aventure

9. Septembre :  Non fiction (essai, témoignage, biographie, livres pratiques, cuisine...)

10. Octobre : Fantastique ou horreur

11. Novembre : Contemporain

12. Décembre :  Science-Fiction



Deux niveaux sont proposés :
- Le niveau Explorateur : Vous participez tous les mois sans exception. 
Vous avez droit à deux "jokers" permettant de lire un livre d'un autre genre que celui imposé (exemple : lire un recueil de poésie en juin si vous n'avez pas de BD dans votre PAL).
- Le niveau Touriste : Vous participez quand cela vous chante, quand le genre du mois vous fait envie.
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Je choisis le niveau Explorateur, et place 1 joker en février (Romance, chick lit, érotique), et 1 joker en juin (BD, comics, manga). À bientôt  😉

dimanche 15 janvier 2017

Trilogie La Voie des Oracles d'Estelle Faye

Trois belles couvertures qui illustrent à merveille une trilogie qui m'a ouvert avec enchantement et curiosité mêlées la Voie des Oracles, et m'a emmenée aux confins du royaume des devins et des dieux antiques. Parfaite pour ma participation au Challenge de La Licorne 3ème édition !

Tome 1 :  Thya

Synopsis : La Gaule, au début du cinquième siècle après Jésus-Christ. Cerné par les barbares, minés par les intrigues internes et les jeux malsains du pouvoir, l'Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement. 
Dans une villa d'Aquitania, perdue au milieu des forêts, vit Thya, seize ans, fille du général romain Gnaeus Sertor. À cinq ans, elle a manifesté pour la première fois des dons de devin. Mais dans l'Empire chrétien, il ne fait plus bon être oracle, et à cause de ce secret qu'elle doit garder, Thya est devenue une adolescente solitaire, à l'avenir incertain...


Fantasy - 337 pages - Editions Scrineo (2014)


Avis : Thya, est une jeune fille de 16 ans qui vit recluse dans une propriété d'Aquitania, depuis ce triste jour où elle a prédit la mort de sa mère lorsqu'elle était très jeune. Son père, Gnaeus Sertor, un général romain à la renommée héroïque, a préféré la mettre en sécurité, à l'abri des regards et du danger de Rome. Pour son dixième anniversaire, il lui offre des rouleaux de lin couverts de caractères étrusques, venant de sa famille maternelle, lui faisant promettre de ne jamais révéler ses facultés. C'est ainsi que dans le plus grand secret elle apprend à maîtriser l'art de la divination. 
En ce début de cinquième siècle après Jésus-Chris, le monde est devenu hostile pour les devins, ils sont pourchassés, maudits et livrés à l'église sans clémence. C'est pourquoi personne ne doit découvrir qu'elle est une devineresse, même pas son frère aîné Aedon, qui préfère s'initier aux intrigues romaines que rester cloîtré aux côté d'une sœur insignifiante à ses yeux.
Mais voilà qu'un matin, suite à un terrible rêve prémonitoire, sa vie va basculer...
Elle se demandait certains jours pourquoi elle mettait autant d’ardeur à se perfectionner dans un domaine interdit. Mais son don était là, impérieux, il tapait au fond de son crâne, demandait à s’exprimer, à s’aiguiser telle la lame d’un gladius. Et puis la divination était son unique vrai jeu. Quand elle se projetait dans les futurs possibles, elle oubliait le présent. Elle ne se sentait plus recluse.
L'aventure de Thya s'enclenche très rapidement, et sa décision de partir pour suivre des visions dont elle ne comprend pas le sens nous stimule nous aussi ! Quelle signification a cette mystérieuse forteresse de Brog qui revient inlassablement dans ses rêves ?
La divination chez les Étrusques consistait bien souvent à scruter les entrailles, de préférence le foie d’un animal, et comme digne héritière de cette pratique, Thya va s'avérer experte en la matière, munie de son couteau sacrificiel... Bon appétit !!! :D
Les rencontres qui vont jalonner son périple sont là pour piquer notre curiosité. En premier lieu, celle avec un jeune homme dénommé Enoch, un talentueux maquilleur au charme incorrigible ! Mais aussi Mettius, ancien centurion prêt à donner sa vie pour celle de la fille de son ancien général.
Ajoutons à cela toute une galerie d'êtres empruntée à la mythologie qui, pour ma part, m'a particulièrement charmé ! Je vous en parlerai plus en détail dans le tome suivant, c'est promis ;-)
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Tome 2 : Enoch

Synopsis : Poursuivis par les hommes d’Aedon, Thya, Enoch et Aylus fuient dans les terres barbares…
Sur les routes, les trois acolytes vont découvrir un monde très divers, coloré, fabuleux, où des magies et des mystiques plusieurs fois centenaires côtoient des aspirations farouches à la liberté. Un monde plus vaste et plus étrange que tout ce qu’ils auraient pu imaginer.
Au cours de ce nouveau voyage, Thya et Enoch vont à nouveau être mis à l’épreuve, et se révéler, ou se perdre…. Avec, en fond, la menace grandissante d’Aedon, soutenu cette fois par un nouvel allié surnaturel…

Fantasy - 332 pages - Editions Scrineo (2015)

Avis : J'avais terminé le tome précédent avec l'irrésistible envie de retrouver Thya et ses acolytes, ce qui est déjà un excellent signe, vous en conviendrez ^_^  Mais aussi avec l'intime conviction que le meilleur était à venir ! Beaucoup de pions s'étaient mis en place mais étaient restés en suspens, attendant leur heure ! 
On ne peut pas remonter le fil du temps, pas plus qu’on ne peut défaire la trame…
Je resterai volontairement très évasive sur le contenu du récit, car tout l'intérêt serait émoussé par une révélation malencontreuse.
Ce n'est pas pour rien que ce tome s'intitule Enoch. Thya et lui sont étroitement liés... mais là-dessus aussi, je resterai bouche cousue !
Du pays, nous allons en voir dans ce deuxième opus ! Thya prend du galon en tant que meneuse et baroudeuse ! Elle s'affirme et impose naturellement le respect partout où elle passe, même auprès des peuples les plus reculés. Son regard vert empreint d'une telle détermination, et son maintien de reine lui laissent croire qu'elle peut tout entreprendre ! Mais une toute nouvelle inquiétude prend également forme dans son esprit ; et s’il y avait un prix à payer pour ses visions ?
Comme promis, je reviens sur ce que j'avais évoqué concernant la pléiade de personnages "secondaires" que l'auteure à intégrés à l'histoire ! Pour moi, c'est LE grand atout de cette trilogie !
Les références aux mythologies étrusques, grecques et romaines alimentent et enrichissent la distribution en œuvrant pour ou contre la quête de Thya.
Autour des différentes déités, déambule tout un petit monde d'êtres mythologiques ; faunes, ondines, petits sylvains êtres d'écorce, fées, dragons, et tant d'autres..., qui suivent les traces de l'oracle, sur laquelle pèse l'avenir du monde, même si elle n'en a pas encore conscience
Ainsi, j'ai fait la connaissance de Culsans, le dieu étrusque aux deux visages, ouvreur de portes, et d'une grande importance dans le récit.
De Tirésias, premier devin de la mythologie grecque, qui détient un avertissement crucial pour l'avenir du monde.
Des Dieux Voilés, des divinités étrusques mystérieuses, impénétrables, situées dans le désert au-delà du vide, et essentielles à la suite du récit.
Autant vous prévenir ; ce 2ème tome se termine sur un événement qui nous pousse obligatoirement vers le suivant ;-)
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Tome 3 : Aylus

Synopsis : L’intervention de Thya a changé l’Histoire. Vingt ans après, guidé par Thya, Aylus est devenu Empereur. Il règne à Rome en basant toutes ses décisions sur la divination et s’entoure d’oracles plutôt que de conseillers. Tout cela, il en est persuadé, est pour le plus grand bien de son peuple. Ayant créé une théocratie redoutable, il n’hésite pas à sacrifier des centaines de vies humaines au nom d’un avenir meilleur promis par les oracles. La ville de Rome elle-même a changé. Les statues de Tirésias, d’Apollon, de Cassandre ornent désormais le forum, et le symbole d’Aylus, un grand œil pourpre, qui pleure des larmes de peinture, recouvre les murs et les stèles des rues...

Fantasy - 332 pages - Editions Scrineo (2015)

Avis : Ce troisième tome est incontestablement celui que j'ai préféré ! Non seulement notre héroïne a pris de l'envergure (quoi de plus normal après tout ce qu'elle a traversé ^^), mais elle doit aussi assumer les choix qu'elle a fait.
Entre la religion du Christ, et celle des anciens dieux, que va devenir l'homme ? De cette interrogation, le récit va nous amener à nous interroger sur les conséquences des bouleversements advenus et leurs implications.
Des alliés ou adversaires improbables vont donc surgir tout au long de l'histoire car l'enjeu qui se dévoile peu à peu prend une dimension insoupçonnée.
L'avenir de l'humanité, rongé par un mal terrible, est entre les mains de Thya, rien que ça !
Moloch Baal. Le premier dieu de l’ancien panthéon de Carthage, d’avant la domination de Rome. Un dieu de violence et de destruction, une gueule de flammes dévorantes, que ses fidèles nourrissaient de sacrifices humains. Il était venu d’Orient, de ces mêmes terres sèches où étaient nés les Dieux Uniques. Il avait voyagé en caravane par le désert, par bateau sur la Mare Nostrum, avec les marchands phéniciens. Il avait accompagné Carthage jusqu’à son apogée, il avait failli avoir raison de Rome. Il aurait vaincu Rome, sans doute, si son peuple ne s’était pas lassé peu à peu de sa violence, de son insatiable soif de sang.
Estelle Faye nous parachute dans des tas d'endroits différents, fabuleux ou terrifiants, nous ouvre des horizons incroyables, nous fait passer d'un monde à l'autre en quelques lignes, et s'entoure de personnages de la mythologie aussi divers que variés.
J'ai délibérément mis les synopsis en caractères clairs (à surligner pour les intéressés) car comme d'habitude, je trouve qu'ils en révèlent beaucoup trop ! Heureusement que je ne les lis jamais avant d'avoir terminé le roman ^^

Conclusion : Une trilogie riche et fourmillante de références mythologiques, et qui aurait pu être un coup de cœur si le côté "jeunesse" n'avait pas atténué certaines émotions ! Mais il s'en est fallu de peu, et mon envie de suivre la carrière littéraire d'Estelle Faye en ressort renforcée !

+3 en Fantasy (1/3, 2/3, 3/3)
5 pts + 5 pts 5 pts = 15 points 
+3 romans (3/24),(4/24),(5/24) - Catégories C

1. Janvier : Jeunesse ou Young Adult