dimanche 30 novembre 2014

Les Chroniques d'Alvin le Faiseur - T2 - Le prophète rouge de Orson Scott Card

Résumé : - « La terre est avec moi, frère, dit Ta-Kumsaw. Je suis le visage de la terre, la terre est mon souffle et mon sang.
 - Alors j'entendrai battre ton coeur dans le pouls du vent, dit Lolla-Wossiky.
 - Je rejetterai l'homme blanc à la mer, dit Ta-Kumsaw. »
1810, sur la Frontière des pionniers américains. Promis à l'avenir mystérieux et grandiose d'un "Faiseur", Alvin a dix ans. Le voici qui découvre le monde des hommes rouges, dont l'existence se confond avec les rythmes de la nature et de sa « musique verte ». Nouvelles épreuves, plus rudes; nouvelles révélations, plus extraordinaires. Après Le septième fils, Le prophète rouge ouvre Les chroniques d'Alvin à l'embrasement de l'Histoire, dans un récit magique et flamboyant.


Fantasy - 457 pages – Editions Folio SF (2000)
2ème tome de la saga Les Chroniques d'Alvin le Faiseur 

Mon avis : Lorsque j’avais quitté le petit Alvin à la fin du premier tome, j’avais pressenti que cette histoire était d’envergure, c’est pourquoi j’étais si impatiente de découvrir la suite ! Mais en refermant ce deuxième tome je réalise que j’avais sous-estimé ce qui m’attendait…


Comme son titre l’indique, ce second volet n’est pas centré sur Alvin, cet enfant aux talents extraordinaires, mais plutôt sur deux destins légendaires de l’Amérique du XIXe siècle.
Il s’agit de deux frères Shawnees, deux Indiens ayant réellement existé sous les noms de Tenskwatawa et Tecumseh.
Et là, Orson Scott Card fait encore très fort, il oriente histoire sur ces deux personnages emblématiques, dignes représentants d’un peuple dépossédé de ses terres et de l’anéantissement d’une culture.
Il nous emmène avec eux sur les chemins au cœur de la terre, dans les croyances ancestrales des Indiens et de leur relation très particulière avec la nature.
J’ai particulièrement aimé cette notion de musique verte, ressentie comme un chant secret offert par la terre à ceux qui la respectent, ces amérindiens en totale osmose avec la nature, la respectant pour tout ce qu’elle a à donner.
Il met aussi en lumière la perfidie de l’homme blanc qui se sert de l’alcool pour asservir des amérindiens rendus dépendants à ce poison et n’ayant plus d’autre choix que de se faire dépouiller plus facilement ensuite…
La magie est là aussi, toujours omniprésente, faisant partie intégrante du récit.
Comme dans le précédent nous croisons d’autres personnages illustres, de grandes figures historiques, pour donner foi à cette uchronie de la conquête de l’Amérique du XIXème siècle, tel un historien voulant réécrire l’histoire à sa manière et pour en révéler un sens profond
C’est ainsi que l’on croise Napoleon Bonaparte, le marquis de La Fayette, William Henry Harrison...
Car oui, ne l’oublions pas, ce n’est pas un récit historique, c’est une réécriture de l’histoire, mais quelle réécriture !
Ce que j’aime par-dessus tout, c’est que lorsque je suis ressortie de ce livre, que je me suis documentée sur ce qui s’était réellement passé, et que j’ai tenté de décrypter les événements précis d’une histoire que je ne connais pas bien, j’ai eu l’impression que ce livre était un cadeau !
Un cadeau sous forme de reconnaissance, un devoir de mémoire envers deux Indiens héroïques, dont je n’aurais peut-être jamais entendu parler mais qui dorénavant resteront graver dans ma mémoire. D’ailleurs, je vous invite expressément à découvrir le documentaire ci-dessous, en deux parties et relatant leur véritable histoire :

Merci pour eux Monsieur Orson Scott Card !





Lu dans le cadre de la 2ème session du Challenge de La Licorne

dimanche 23 novembre 2014

Belle du seigneur de Albert Cohen

Résumé : "Du joli, la passion dite amour. Si pas de jalousie, ennui. Si jalousie, enfer bestial. Elle une esclave et lui une brute. Ignobles romanciers, bande de menteurs qui embellissaient la passion, en donnant l'envie aux idiotes et aux idiots." Albert Cohen n'embellit pas la passion mais l'analyse avec une lucidité sans pareille. Des amours entre Ariane et Solal dans la Genève du début du siècle, il n'élude aucun aspect, ni la marche triomphale de la passion, ni les affres de la jalousie, ni la brutalité d'une relation plutôt sadique mais son roman demeure une des histoires d'amour mythiques de la littérature. Brossant au passage un tableau féroce du milieu des fonctionnaires internationaux où il a lui-même fait toute sa carrière, mêlant un foisonnement de récits secondaires à l'intrigue principale et passant avec une maîtrise consommée du lyrisme le plus échevelé au constat le plus froid, Albert Cohen donne avec Belle du Seigneur non seulement son oeuvre maîtresse mais un des plus beaux romans du XXe siècle.

Classique - 1110 pages – Editions Folio (1998)

Mon avis : Parler de Belle du seigneur ne se fait pas sans peine !

Peine que j’ai d’ailleurs ressentie pour aller au bout de certains chapitres.
Un problème de rythme de lecture s’est très vite imposé à moi et je n’ai pas réussi à éprouver un plaisir linéaire au fil des pages, mais plutôt  une sensation de montagnes russes en raison de l’inégalité d’intérêt suscité par certains chapitres.
Les uns étant d’une beauté et d’une intensité rare et où l’oxygène se raréfie tellement l’on côtoie les sommets de l’œuvre, quand d’autres vous font redescendre inexorablement, sont d’une monotonie sans-frein, interminables et vous plongent dans une épaisse torpeur.
Ce contraste s’est rapidement insinué au travers de l’attrait provoqué par les différents personnages.
Autant j’ai adoré les chapitres émanant de Solal ou de ses oncles, autant ceux concernant Ariane m’ont semblé longuets et vite monotones.
Elle m’a énormément agacée et j’ai souvent eu envie de sauter des pages quand elle partait dans ses soliloques à n’en plus finir.
Dans son bain, devant sa glace, etc…, à rabâcher les mêmes choses, à s’admirer sous toutes les coutures, l’antithèse de la beauté au naturel et de l’amour dans toute sa spontanéité !
Malheureusement avec ses minauderies frisant le ridicule, et un amour de l’autre cérémonieux et pompeux à outrance, son personnage perd peu à peu de sa consistance pour devenir creux et artificiel, voire théâtral !
A contrario, Solal m’a rassasiée de sa noblesse de cœur.
De la profondeur de ses discours, je suis ressortie chavirée, de ses tirades sur l’amour je garde un souvenir éblouissant, et de ses monologues une admiration sans bornes !
Toute l’intensité de ce roman est renfermée dans ces chapitres, ils sont d’une éloquence et d’une ferveur telle que j’aimerai les relire un jour, pour ne pas les oublier.
Je le concède, Albert Cohen m’a éprouvée avec ses plus de mille pages, et si j’osais, je dirais que la moitié m’aurais largement comblée en m’évitant ces longs paragraphes décourageants. 
Et pourtant… avec le recul, je ne l’imagine pas tronqué ce roman… Il est tel qu’il doit être, rebutant et parfois même assommant, mais par d’autres côtés tellement unique et remarquable !
Ce qui est sûr et certain, c’est que je conserverai un sentiment satisfait et triomphant d’avoir pu gravir jusqu’à la dernière marche ce monument de la littérature française !

Un grand merci à Sitsuko qui est à l’origine de cette découverte ! 

Grâce à son initiative de lecture commune et au plaisir partagé, nous avons passé un super moment de lecture. D’ailleurs nous avons un avis très similaire, pour preuve son super billet !

Bande-annonce du film sorti en juin 2013 et réalisé par Glénio Bonder :

samedi 15 novembre 2014

La Horde du Contrevent de Alain Damasio

Résumé : " Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu'un vent féroce en rince la surface
Que les villages qui s'y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d'eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu'en Extrême-Aval ait été formé un bloc d'élite d'une vingtaine d'enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu'à sa source, à ce jour jamais atteinte : l'Extrême-Amont.
Mon nom est Sov Strochnis, scribe.
Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m'appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l'éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l'azur à la cage volante.
Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l'ultime. "

Science-fiction Fantasy - 700 pages – Editions Folio SF (2007)

Mon avis : Je suis ressortie toute échevelée, soufflée, décoiffée par ce roman !

D’un style étonnant, cet hybride SF / Fantasy est probablement unique en son genre.

Une quête, mais pas n’importe laquelle ; trouver l’origine du vent, le bout du monde, l’extrême-Amont, et qui nous embarque à contre-courant de cet élément indomptable qu’est le vent, souffle de vie, durant 700 pages !

Ce vent en toile de fond, créateur de tout, présent sous toutes ses formes, ses rythmes et ses différentes mutations.

Alain Damasio fait preuve d’une telle générosité ! Il l’apprivoise et en décompose chaque variation, allant même jusqu’à nous offrir son langage écrit, comme une musique sur une partition, et que l’on l’entend murmurer, siffler ou bien mugir à l’instar de ces courageux hordiers dans un monde balayé.

L’univers est rude, la terre intraitable, et pourtant, la poésie est là, je l’ai ressentie comme une douce brise réconfortante durant toute la trace !

La philosophie n’est pas en reste non plus, elle est insufflée au cœur même de certains personnages, dont les plus charismatiques deviennent très vite attachants.

Le lien indéfectible qui peut unir des êtres dans l’adversité prend toute sa signification dans les épreuves traversées, une union ou l’équilibre de chacun dépend de la cohésion de tous.

On ne peut que souffrir avec eux dans les contrées inhospitalières parcourues, et il y en a, croyez-moi !

La notion de solidarité trouve toute sa signification, et grâce à leurs individualités hors du commun, cette horde apparaît comme un tout, un aboutissement pour une ultime mission.


J’ai retenu quelques passages magnifiques :

- "Et le jour où il n'y aura plus de couleur nulle part, où tout sera blanc sur la terre comme au ciel, je me trancherai une veine pour que tu puisses encore voir du rouge !"
- "Avant même de naître, je crois que nous marchions. Nous étions déjà debout, la horde entière étalée en arc, déjà fermes sur nos fémurs et nous avancions avec nos carcasses raclées et nos côtes nues, les rotules rouillées de sable, à griffer le roc avec nos tarses. Nous avons marché longtemps ainsi, tous ensemble, à chercher la première de toutes nos prairies. Nous n'avons jamais eu de parents : c'est le vent qui nous a faits. Nous sommes apparus doucement au milieu de la friche armée des hauts plateaux, à grandes truellées de terre voltigée pris dans nos ossements, par l'accumulation des copeaux de fleurs, dit-on aussi, sur cette surface qui allait devenir notre peau. De cette terre sont faits nos yeux et de coquelicots nos lèvres, nos chevelures se teintent de l'orge cueilli tête nue et des graminées attirées par nos fronts."


Les mots sont beaux, forts, et ce livre renferme de nombreuses perles, je pense notamment aux joutes linguistiques, petits moments de pur bonheur...

Que dire de plus, sinon que je suis étourdie, Vent Dieu !






D'autres billets : C'era una volta , Licorne , Mypianocanta , Mariejuliet
Pour aller plus loin :

mercredi 5 novembre 2014

Les Chroniques d'Alvin le Faiseur - T1 - Le Septième Fils de Orson Scott Card

Résumé : Au bord de la rivière Hatrack, près des forêts profondes où règne encore l'homme rouge, un enfant au destin exceptionnel va naître en des circonstances tragiques. Septième fils d'un septième fils, il détiendra, dit-on, les immenses pouvoirs d'un " Faiseur ", pour peu qu'il parvienne à échapper aux périls qui pèsent sur son existence. Car il est un autre pouvoir, obscur, prêt à tout pour l'empêcher de vivre et de grandir.
Nous sommes dans les années 1800, sur la terre des pionniers américains. Mais dans ce monde parallèle opèrent charmes et sortilèges, on y possède des talents à la dimension magique, et les ombres de présences bienveillantes ou maléfiques rôdent dans la nature.


Fantasy - 356 pages – Editions Folio SF (2000)
1er tome de la saga Les Chroniques d'Alvin le Faiseur 



Mon avis : Ce Septième fils aura été pour moi une révélation du talent indéniable d’Orson Scott Card, et outre que c’est mon premier roman de l'auteur, je l’ai apprécié pour de nombreuses raisons.
Commençons par le décor ; quoi de mieux que la colonisation d’un nouveau continent comme l’Amérique des pionniers pour mettre en scène toutes les différentes cultures et traditions, les croyances religieuses et les superstitions héritées des différents peuples (Indiens, européens…), permettant de créer dès les premières pages cette atmosphère très particulières d’une Amérique uchronique superbement crédible grâce notamment à l’ajout de véritables personnages célèbres (hommes politiques, écrivains…), venant en quelque sorte donner foi au récit en lui donnant une force supplémentaire.
Puis les personnages ; cette part d’humanité présente à tous les chapitres, et au travers de leurs épreuves traversées, à commencer par cette petite torche Peggy, première pièce du puzzle, et déjà investie d’un fort pouvoir laissant présager un lourd fardeau.
Mais aussi avec Mot-pour-mot, auquel je me suis immédiatement attachée, cet insolite voyageur-conteur inspiré apparemment par le peintre et poète pré-romantique britannique William Blake et apportant cette pointe de poésie qui affleure de temps à autre.
Tout sonne vrai puisque l’on se laisse guider, convaincus d’avance que la réécriture de l’histoire de cette  Amérique du XIXe siècle tiendra ses promesses. Tout nous conforte dans ce bien-fondé à commencer par les dialogues exprimés avec ce langage argotique des villageois. L’utilisation des charmes et la faculté innée d’utiliser la magie ancestrale n’en devenant que plus légitime.
J’ai également été captivée par cette approche du bien et du mal, apparemment chère à Orson Scott Card, dans laquelle il réussi a brillamment concilier débats théologiques, découvertes et apprentissage de dons extraordinaires, avènement de l’enfant élu, pouvoir de la nature et des éléments (eau, terre, etc…), et combat de l'Église contre les superstitions…
Evidemment la tâche de ce septième fils d'un septième fils reste nébuleuse, quelle est la nature réelle de ses pouvoirs, jusqu’où peuvent-ils aller, et dans quel but final ?
Et c’est justement tout le sel de ce premier tome ; nous mettre en condition optimale avec de solides bases pour passer à la suite avec le Prophète rouge, comme autant de pistes ouvertes et restées en suspens...

dimanche 2 novembre 2014

La fille automate de Paolo Bacigalupi


Résumé : Fin du XXIe siècle, après le grand krach énergétique, la calorie est devenue l'unité la plus recherchée. Anderson Lake travaille en Thaïlande pour AgriGen, une multinationale agroalimentaire. Sa couverture de gérant d'usine lui permet de passer au peigne fin les marchés des rues de Bangkok à la recherche de denrées que l'on croit disparues. Là, il rencontre Emiko.
 Emiko est la Fille automate, une belle et étrange créature abandonnée. Emiko n’est pas humaine, elle fait partie du Nouveau Peuple, c’est un être artificiel élevé en crèche et programmé pour satisfaire les caprices décadents d’un homme d’affaires de Kyoto.
 Considérés comme des êtres sans âme par certains, comme des démons par d’autres, les automates sont des esclaves, des soldats et des jouets pour les plus riches dans ce futur proche et effrayant où les sociétés de calories dirigent le monde. L’ère du pétrole est passée, et les effets secondaires des pestes génétiquement modifiées ravagent la terre.
 Qu’arrive-t-il quand les calories deviennent monnaie ? Quand le bioterrorisme devient un outil de profit pour les entreprises ? Quand les dérives génétiques dudit bioterrorisme forcent l’humanité à basculer dans l’évolution posthumaine ?

Science-Fiction - 595 pages – Editions Au Diable Vauvert (2012)

Mon avis : C’est vrai que l’on ne peut pas parler d’un livre réjouissant au regard de l’avenir que nous dépeint Bacigalupi ! Sombre, déprimant, voire vraiment terrifiant, je l'ai pourtant trouvé assez crédible.
C’est une des grandes réussites de cette histoire, rien ne semble irréaliste, ou inimaginable.
Je l’ai même presque ressenti comme une mise en garde, où un sombre présage de ce qui pourrait advenir de l’humanité dans ses plus pessimistes projections.
Son inventivité également ! Les cheshires, les hommes des calories et autres PurCal et AgriGen, la rouille vésiculeuse et les charançons transpiratés, les noctombres, et j’en passe… Tout un vocabulaire qui ne vous parle pas au départ, mais qui représente et exploite de très bonnes idées, originales, et surtout sensées et compréhensibles.
J’ai trouvé judicieux de changer de personnage à chaque chapitre. Déjà parce que c’est plus attrayant et enrichissant de se glisser dans la peau de chacun d’eux, et ensuite parce que je n’ai pas eu l’impression qu’Emiko l’automate était la seule héroïne de cette histoire. Même si beaucoup d’éléments gravitent autour d’elle, j’ai trouvé les autres protagonistes du récit au moins aussi intéressants qu’elle !
L’âme humaine y est décrite avec brio, poussée à l’extrême dans sa volonté de s’en sortir à n’importe quel prix, au milieu de cette atmosphère de corruption, de terreur, de traitrise, et où l’argent, l’ambition, ou même le désespoir sont de puissantes motivations !
Et puis, bien évidemment l’univers thaï est un atout majeur, tellement singulier et relaté avec une telle finesse que je me suis sentie embarquée sur les flots du fleuve Chao Phraya !
J'ai d'ailleurs eu envie de savoir d’où était sortie l’idée du mythe du Phra Seub, et j’ai trouvé cette référence
Pour être honnête, le début m’a un peu déstabilisée avec ce vocabulaire thaïlandais omniprésent qui m’a fait perdre un peu de temps pendant les premiers chapitres pour creuser et chercher sur le net à en comprendre le sens exact. J’avais le sentiment que cela m’aiderait à m’immerger plus intensément dans cette culture et surtout dans l’ambiance du roman.
Et je crois que j’ai bien fait car ensuite, tout était plus fluide et distinct, mais surtout plus authentique !
Il m’a manqué deux choses pour faire de cette lecture un coup de cœur :
- Un petit lexique en fin d’ouvrage pour tous les mots en italique. Il permettrait au lecteur de plus vite accrocher à l’histoire sans se sentir freiné par des mots inconnus.
-Une petite source de lumière, de bonté d’âme, d’espoir… Tout cette histoire manque cruellement d’altruisme, c’est du chacun pour soi, et l’âme humaine semble tout de même bigrement sombre et entachée.
Alors c’est vrai que dans un contexte pareil, difficile de penser aux autres quand on lutte pour sa propre survie, mais quand même, j’ai envie de croire que nous pourrions mieux faire !!!

Nul doute que ce roman mérite ses nombreux prix obtenus : Prix Hugo, Nebula, Locus, et bien d'autres ...

D'autres billets : Le chat du cheshireAnaterya