vendredi 30 décembre 2016

Coraline de Neil Gaiman

Synopsis : Coraline vient de déménager et découvre son environnement, une étrange maison qu'elle et ses parents partagent avec des voisins peu communs : deux anciennes actrices et un vieux toqué éleveur de souris savantes. "Je suis une exploratrice !", clame Coraline. Gare pourtant : derrière la porte condamnée, un monde magique et effrayant l'attend.

Conte noir fantastique - 155 pages - Editions J'ai Lu (2012)

Avis : Rien de mieux qu'un conte signé Neil Gaiman pour passer d'une année à l'autre !
Il faut dire que cet auteur britannique passionné de Comics, accumule les récompenses pour bon nombre de ses écrits, avec de nombreux Prix Hugo et Prix Locus remportés.
D'ailleurs celui-ci en est un exemple frappant puisqu'à lui tout seul il détient le prix Hugo du meilleur roman court en 2003, le prix Nebula du meilleur roman court en 2003, le prix Locus du meilleur roman pour jeunes adultes en 2003 et le prix Bram Stoker de la meilleure œuvre pour les jeunes lecteurs en 2002...

Après American Gods lu au cours de l'été 2014, le conte Odd et les géants de glace avait terminé cette même année. Cette fois-ci, c'est sur un autre conte, mais bien plus noir, que j'ai jeté mon dévolu pour clôturer 2016 !   Attention, jeunes enfants s'abstenir !!!

Coraline est une petite fille qui vient d'emménager dans une nouvelle maison partagée en plusieurs appartements. Ses parents étant très occupés et peu disponibles pour la distraire, elle décide d'explorer son nouvel environnement pour combler son ennui, et découvre une mystérieuse porte, bien trop tentante pour ne pas la franchir pendant l'absence de ses parents...
Au-delà de cette porte se cache une réalité alternative où tout ressemble à la sienne, sauf qu'il y a une autre mère et un autre père bien décidés à la garder pour eux ! Derrière cette autre réalité se dissimule un noir dessein où tout n'est qu'illusions, et Coraline va devoir s'amer de courage pour tenter de retrouver sa vraie vie.

J'ai été très agréablement surprise par ce conte ! Il est effrayant par bien des aspects, et nous entraîne dans un monde hallucinatoire sinistre où l'autre mère de Coraline, avec ses boutons noirs et brillants cousus à la place des yeux et ses mains griffues, est vraiment flippante ! 
En fait tous les personnages sont réussis, même les plus improbables, et je décerne sans hésiter le prix du second rôle au chat qui n'a pas de nom !

« S’il te plaît… Comment t’appelles-tu ? Moi, c’est Coraline. »
Le chat bâilla sans se presser, voire avec application, en dévoilant une bouche et une langue extraordinairement roses.
« Un chat, ça n’a pas de nom, répondit-il enfin.
— Ah bon ?
— Non. C’est bon pour vous autres, les noms. Parce que vous ne savez pas qui vous êtes. Mais nous, nous le savons ; alors nous n’en avons pas besoin. »

Le voisinage et l'environnement extérieur de la maison sont remaniés dans une version cauchemardesque de la réalité dans laquelle Neil Gaiman parvient à nous embarquer aux côtés de sa jeune héroïne faisant preuve de beaucoup de hardiesse jusqu'à la toute fin de l'histoire.

Un dernier petit conseil s'impose après cette lecture : Munissez-vous toujours d'un caillou troué avant de vous aventurer en terrain inconnu, ça peut servir !

Voilà donc un titre de plus de l'auteur qui ne peut que me pousser à en lire beaucoup d'autres ! Et je sais déjà que Stardust sera certainement le prochain ;-)

Pour terminer, n'oublions pas qu'en 2009, le roman a fait l'objet d'un film d'animation stop motion (que je compte bien voir), réalisé par Henry Selick (L'Étrange Noël de monsieur Jack), et dont voici la bande annonce :
Et d'une adaptation en bande dessinée de P. Craig Russell, ayant remporté le Prix Eisner 2009 de la meilleure publication pour adolescents.

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dimanche 25 décembre 2016

mercredi 21 décembre 2016

Les voies d'Anubis de Tim Powers

Synopsis : Vraiment, pourquoi Brendan Doyle, jeune professeur californien, aurait-il refusé de faire à Londres cette conférence payée à prix d'or? Comment deviner que l'attend la plus folle et la plus périlleuse des aventures ?
Voyez plutôt: à peine arrivé, le voici précipité, par une mystérieuse brèche temporelle, dans les bas-fonds de Londres. De Londres en 1810 ! Sorciers, sectes et rumeurs de loup-garou ... Et, nul doute, quelqu'un cherche à l'enlever sinon à le tuer !
Au hasard de sa fuite, Doyle régressera jusqu'en 1685 puis sera projeté dans l'Égypte de 1811 où des magiciens vénèrent encore le dieu Anubis.
Traqué, maintes fois capturé et toujours s'échappant, il cherche à corps perdu la "brèche" du retour.

Science-fiction - 478 pages - Editions J'ai Lu (2007)

Avis : Ne me demandez surtout pas depuis combien de temps ce titre était dans ma bibli... je sais juste que cela faisait une éternité, et que je suis impardonnable de l'y avoir laissé si longtemps ^^ Si si, impardonnable, constatez par vous-mêmes :

1) Un roman fantastique et de science-fiction ayant pour thème principal le voyage temporel (j'adore !).
2) Qui contient un savant mélange de références historiques, de mythologie égyptienne, et évoque de nombreuses cultures (Tout ce que j'aime ^^).
3) Qui fait revivre des auteurs et œuvres de la littérature britannique du xixe siècle (c'est énorme !)
4) Qui nous immerge dans le Londres de 1810 plus vrai que nature (là, je n'y tiens plus !)
5) Et considéré comme le meilleur roman de l'auteur, aux critiques unanimes et aux nombreux Prix (*)...
STOP ! N'en jetez plus, la cour est pleine 😵
Trêve de vains remords ; me voici de retour après un voyage de dix-sept chapitres vraiment géniaux !
Après un prologue se déroulant en 1802, où deux sorciers font une invocation au dieu Anubis qui ne se déroule pas vraiment comme prévu, le premier chapitre débute plus de 180 ans après, à bord d'une BMW qui file en direction de Londres.
Dans cette voiture Brendan Doyle a rendez-vous avec son destin, mais il ne le sait pas encore ! 
Jeune professeur américain, et spécialiste des poètes romantiques anglais du xixe siècle, il vient des Etats-Unis pour se rendre à un mystérieux rendez-vous avec un milliardaire non moins énigmatique dénommé J. Cochran Darrow. 

Comme Doyle va l'apprendre lors de cette rencontre, l'homme aurait découvert des brèches temporelles, et a fait appel à lui pour accompagner une poignée de richissimes passionnés à une conférence du célèbre poète Samuel Taylor Coleridge ayant eu lieu le... 1er septembre 1810 !
Dans ce flot qui ne connaît nul repos, à quel objet ainsi précipité l'homme pourrait-il attacher quelque valeur ? Ce serait comme de tomber amoureux d'une hirondelle qui passe dans le ciel mais qui déjà disparaît à la vue. - Marc Aurèle.
Doyle ayant écrit une biographie sur Coleridge, le désir de le rencontrer en chair et en os, et de retourner, l'espace d'une soirée, dans le Londres de cette époque, estompe ses appréhensions. D'autant que ce serait l'occasion idéale pour lui de recueillir les informations sur l'indéchiffrable et méconnu William Ashbless, poète sur lequel portent ses recherches depuis deux ans, et qui repoussent la publication de son prochain livre en raison de trop nombreuses zones d'ombres.

Ici Tim Powers fait preuve d'une sacrée maîtrise, et je me demande s'il n'a pas emprunté lui-même une de ces brèches temporelles tellement son rendu des bas-fonds du Londres de 1810 est immersif !
Il nous livre une atmosphère à la Dickens, nous baladant de trottoirs crasseux en ruelles nauséabondes, aux côtés de mendiants affamés, et même jusque dans leurs antres sordides.
Sans oublier d'autres lieux sortis de son esprit, et qui nous glacent le sang, à l'image d'une grotte terrifiante repaire des plus infâmes tortures, ou d'un camp de Bohémiens théâtre des délires d'un sorcier.
La plupart des gens froissent la coquille de l'œuf qu'ils viennent de manger. Cette pratique avait à l'origine pour but d'éviter qu'elle ne servît de barque aux sorcières.
Francis Grose.
La galerie des personnages est on ne peut plus chamarrée, faisant se côtoyer un clown malfaisant sur échasses avec le célèbre Lord Byron en personne, un Joe Face de Chien insaisissable et changeant de corps entre chaque victime, ou bien encore un jeune mendiant androgyne fort courageux...
Jeunesse et Nature et Jupiter Magnanime
De ma Lampe de Vie s'étaient faits les champions ;
Mais Romanelli qu'un zèle opiniâtre anime
L'a soufflée… à tous trois damant d'un coup le pion.
Lord Byron.
Lettre de Patras du 3 octobre 1810.
Toute cette clique évolue au sein d'une histoire construite avec un souci du précision qui force le respect !
On est pris dans le courant de ce fleuve qu'est le temps, avec pour compagnon de voyage un Doyle à bien des égards stoïque et valeureux ! On souffre et espère avec lui, tout en se demandant quelle va être l'issue de tous ses déboires.
Les engrenages du temps ne se grippent jamais sous la plume de Tim Powers, au contraire, son encre semble les avoir huilés à la perfection, de sorte qu'aucun paradoxe ne survient, tout en évitant l'écueil d'explications dans lesquelles on pourrait s'enchevêtrer.
Les références historiques et littéraires parsèment savamment le récit , et sont renforcées par des citations à chaque début de chapitre (dont je saupoudre cette chronique), ajoutant du savoir au plaisir !
Les minéraux sont viandes pour les plantes, et les plantes pour les animaux, et les animaux pour les hommes ; les hommes aussi seront viandes pour d'autres créatures, mais pas pour les dieux dont la nature est par trop éloignée de la nôtre ; ils doivent en conséquence l'être pour les démons.
J. Cardan,
Hyperchen.
En résumé : Une découverte captivante qui me permets de terminer l'année en beauté ! Un roman maîtrisé de A à Z et d'une grande intensité, à découvrir AB-SO-LU-MENT !!!

(*) Ce livre a obtenu en 1984 le Prix Memorial Philip K. Dick, le Prix SF Chronicle du meilleur roman, la seconde place du Prix Locus du meilleur roman de fantasy, et en 1987 le Prix Apollo, un joli palmarès !
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dimanche 18 décembre 2016

Châteaux de la colère d'Alessandro Baricco



Synopsis : Vers le milieu du XIXe siècle, dans la petite ville imaginaire de Quinnipak, vit toute une communauté rassemblée autour de la très belle Jun Reihl, dont toute la ville admire les lèvres, et de son mari Monsieur Reihl, directeur de la fabrique de verre. 
À Quinnipak, chacun a son désir, sa "folie" secrète : Pekish, l'extravagant inventeur de l'"humanophone", un orchestre où chacun ne chante qu'une seule note, toujours la même ; Pehnt, son jeune assistant, enfant trouvé toujours vêtu d'une veste immense et informe ; la "veuve" Abegg, veuve d'un mari qu'elle n'a jamais épousé ; Horeau, l'architecte français qui rêve de grandioses constructions transparentes, et Élisabeth, la locomotive à vapeur... 
Avec Châteaux de la colère, Baricco nous offre un roman foisonnant et singulier, construit comme une fugue où chacun chante sa partition avec justesse et jubilation.

Contemporaine - 336 pages - Editions Folio (2003)

Avis : Avec Alessandro Baricco c’est toujours pareil ; lorsque je referme un de ses romans, j’ai toujours la tête à l’envers, et les émotions tourneboulées ! 
Après Novecento (mon préféré !), et Soie, une fois encore l’étonnement, le ravissement, ainsi qu’une certaine forme d’enivrement ressurgissent, comme si l’on m’avait jeté un charme ! 
D’ailleurs, pour moi cet auteur est en quelque sorte un magicien des émotions, et ce n’est pas un hasard si la quatrième de couverture de celui-ci évoque une fugue musicale, puisqu’en plus d’être un écrivain, A. Baricco est aussi un musicologue. Il n’est pas non plus étonnant de découvrir que son parcours a été enrichi par des études de philosophie ^^ 
Voilà pourquoi il y a de la magie dans ses romans, puisqu’ils sont écrits telle une partition, et ont le pouvoir absolument unique que peuvent avoir la musique et la philosophie !
Il y a une dignité immense, chez les gens, quand ils portent leurs propres peurs sur eux, sans tricher, comme des médailles de leur médiocrité. Et je suis un de ceux-là.
Bon ok, vous l’avez compris, j’aime cet auteur, mais inévitablement vient la question : « Mais qu’a-t-il donc de si particulier ce livre-là ? »
D’abord, il fût son premier roman, et déjà distingué en 1995 par le prix Médicis étranger !
La bouche de Jun Reihl ne te laissait pas en paix. Elle te transperçait les rêves, tout simplement. Elle poissait tes pensées. « Un jour, Dieu dessina la bouche de Jun Reihl. C'est alors qu'il lui vint cette idée tordue du péché. »
Les romans d’Alessandro Baricco ne se racontent pas, ils se lisent, et celui-ci encore plus que les autres !
Pour moi, le tic-tac des secondes s'est arrêté le temps d'une lecture, pour se caler sur le diapason de Quinnipak, cette petite ville n'apparaissant sur aucune carte de géographique, mais qui pourtant restera gravée sur mon cœur ! 
Pour parler de cette histoire, je ne pourrais délivrer que des bribes de sensations, et de bien pâles évocations de sons et d’images.
Mais toi... toi on dirait que tu dois la vaincre, la vie, comme si c'était un défi... on dirait que tu dois la battre à plate couture... quelque chose dans le genre. Un drôle de truc. C'est un peu comme si tu faisais plein de boules de cristal... des grandes... tôt ou tard t'en auras une qui explose... qui sait combien il t'en est déjà explosé, à toi, et combien il t'en explosera encore..... Pourtant...
En y repensant, tout m’arrive en vrac, sans ordre défini, un peu comme si j’avais tout fourré dans un petit recoin de ma tête sans tenter d’y mettre de l’ordre, de peur de tout gâcher.
Je sais juste qu’il faut que tout reste en l’état, surtout ne rien bousculer, afin que cette harmonie perdure !
Avoir une note, je veux dire : une note rien qu'à soi. La reconnaître, entre mille, et l'emporter en soi, à l'intérieur de soi, avec soi. Vous ne me croirez peut-être pas, mais je vous le dis, quand vous respirez elle respire, quand vous dormez elle vous attend, elle vous suit partout où vous allez, et je vous jure qu'elle ne vous lâchera pas, aussi longtemps que vous ne vous serez pas décidés à crever, et ce jour-là elle crèvera avec vous. 
Je n’ai pas envie de seulement esquisser les silhouettes de ces personnages que j’ai trouvés magnétiques et attachants, ni d’évoquer leurs souvenirs, aussi forts soit-ils, sans leur donner le relief qu’ils méritent.
Les lèvres de Jun, Pekisch et sa fanfare, le génie du vieil Andersson, la veste trop grande et le petit carnet violet de Pehnt, le regard de Mormy, les rêves de verre de Horeau, et ceux de trains de Mr Reihl... Ils forment un TOUT indivisible !
En un certain sens, à bien y réfléchir, c'est idiot qu'on n'ait jamais pensé au vent pour transporter la musique d'un endroit à un autre.On pourrait facilement construire des moulins qui, un peu modifiés, pourraient filtrer le vent et récupérer les sons qu'il emporte dans un instrument idoine qui permettrait ensuite aux gens de les entendre. Je lui ai dit, à Caspar. Mais il dit que les moulins c'est pour la farine. Il n'a aucune poésie dans la tête, Caspar. C'est un brave garçon, mais il lui manque la poésie.
Vous ne pouvez pas non plus exiger de moi un résumé clair et concis de ce récit, tout simplement parce qu’il n’est pas racontable, sous peine de le dénaturer. 
En même temps, et sans vouloir me répéter, comment décrire une musique ? C’est impossible !
Des choses arrivent, qui sont comme des questions. Une minute se passe, ou bien des années, puis la vie répond.
Mon cœur se gonfle de joie rien que de savoir que Trois fois dès l'aube, Mr Gwyn, et Homère, Iliade m’attendent encore ! 
Pour l’année 2017, glissez sans plus attendre un roman d’Alessandro Baricco dans votre pile à lire ! Ce n’est pas une bonne résolution de plus à tenir parmi tant d'autres, mais plutôt une mélodieuse promesse à exaucer ;-)

lundi 5 décembre 2016

Challenge Littérature de l'Imaginaire - 5e édition


Ceux qui me suivent régulièrement savent combien j'aime la littérature de l'imaginaire ! Participer à ce challenge était donc une évidence, et surtout une envie irrésistible que j'avais laissée de côté les années précédentes de peur de ne pas réussir à tenir mes engagements…
Pour la nouvelle année qui approche, je me décide enfin (mieux vaut tard que jamais !) à m'inscrire au challenge organisé par Amarüel que j'apprécie tout particulièrement 😉

Le but du challenge :
Lire et chroniquer des ouvrages appartenant à la littérature de l'imaginaire, à savoir :
- la Fantasy
- la Science-Fiction
- le Fantastique
(avec leur sous-genres comme la dystopie, la bit-lit etc.).

Timeline du challenge :
Démarrage du challenge : Le 1er Décembre 2016
Fin du challenge : Le 31 Décembre 2017 (soit 13 mois, et non 12)
Fin des inscriptions : Le 1er Janvier 2017

​Les échelons :
En début de challenge, choisir un échelon qui détermine le nombre minimum d'ouvrages à lire et chroniquer. Il est possible de changer d'échelon au cours du challenge.

Échelon 1 : Atterrissage dans l’irréel - au moins 12 livres
Échelon 2 : Petit pas dans l'ailleurs - au moins 24 livres
Échelon 3 : Plongée dans l'inconnu - au moins 36 livres
Échelon 4 : Immersion dans le vide - au moins 48 livres
Échelon 5 : Absorption dans l'étrange - au moins 60 livres
Échelon 6 : Fusion dans l'utopique - au moins 72 livres
Échelon 7 : Je lis donc je chronique - au moins 100 livres
Échelon 8 : Synchronisation avec la page - au moins 130 livres

Les catégories :
En plus de l'échelon, il est possible d'ajouter une difficulté (ou non) en choisissant une des catégories :
/! Possibilité de choisir 2 catégories, mais attention à ce qu'elles soient cumulables (la C et A ne sont pas compatibles par exemple) /!

Catégorie A : Ange gardien de la Simplicité : 
Tous les supports, et tous les genres de lectures de l’imaginaire sont acceptés.

Catégorie B : Banshee de la Double page :
Choix de ne lire que deux genres, tous supports confondus. 
(par exemple : Fantasy/SF ou SF/Fantastique ou Fantasy/Fantastique)

Catégorie C : Cerbère des Mots :
Romans uniquement, tous genres confondus. (On bannit les BDs et les mangas).

Catégorie D : Dragon de la Multidisciplinarité :
Choix d'un genre, entre la Fantasy et la SF. Les 2 ayant des sous-genres, dans cette catégorie il faudra lire un livre par sous-genre.
Sous-genres en Fantasy : Dark Fantasy // Heroic Fantasy // La Fantasy épique (dans laquelle je regroupe volontairement la High Fantasy et le Sword & Sorcery) // Light Fantasy // Romantic Fantasy // Science Fantasy
Sous-genres en Science-fiction : Anticipation // Cyberpunk // Hard-Science ou Voyage Dans le Temps (au choix) // Space Opéra // Steampunk // Uchronie

*Nouveautés !
Catégorie E : Elfe de l'incontournable :
Lire ce que l'on veut, dans le genre que l'on veut, MAIS il sera obligatoire de lire 3 livres écrits par des auteurs que l’on qualifie de « classiques » de l’imaginaire. Les incontournables quoi !
Exemple d’auteurs classiques : Aldous Huxley / Anne McCaffrey / C.S. Lewis / Dan Simmons / David Eddings / David Gemmell / Douglas Adams / Edgar Rice Burroughs / Frank Herbert / Fritz Leiber / George Orwell / George R.R. Martin / H.G. Wells / H.P. Lovecraft / Isaac Asimov / J.R.R. Tolkien / Marion Zimmer Bradley / Michael Moorcock / Neil Gaiman​ / Orson Scott Card / Philip K. Dick / Pierre Pevel / Ray Bradbury / Raymond E. Feist / Robert Jordan / Robert Silverberg / Robin Hobb / Roger Zelazny / Stephen King / Terry Pratchett / Terry Goodkind...

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Chaque chronique devra être validée DANS LA CHROBOX (mise en ligne à la fin des inscriptions) !

Pour en savoir plus sur le challenge, je vous invite sur le site d'Amarüel, ou sur le topic Livr'addict.

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Ma participation :

Je m'inscris pour un Petit pas dans l'ailleurs (Échelon 2)en tant que Cerbère des Mots (Catégorie C) et Elfe de l'incontournable (Catégorie E).

Vous pourrez suivre la progression de mes découvertes ci-dessous ! À bientôt 😊

mardi 22 novembre 2016

Un crocodile sur un banc de sable d'Elizabeth Peters

Synopsis : Sur la pente en contrebas se tenait la Chose sans Nom, immobile et livide à la clarté des étoiles. La pleine lune projetait sur elle une lumière sans ombre. Il n'y avait pas à s'y tromper : c'était bien elle. Je discernai presque le motif des bandelettes qui enserraient sa poitrine. Sa tête, informe, était enveloppée d'une sorte de linceul. La vue seule de ce monstre au repos avait de quoi faire frissonner mais lorsqu'il se retourna sans hâte, inexorablement, j'eus le plus grand mal à dompter ma terreur. C'était comme une créature marine sans regard et sans yeux, surgie du fond de l'abîme et qui cherchait sa proie.
L'indomptable Amelia Peabody, qui fait ici ses premiers pas sur la Terre des Dieux, se laissera-t-elle abuser par les facéties d'une momie somnambule ? Saura-t-elle soustraire sa protégée aux entreprises d'un chasseur de dot cynique et langoureux ? Parviendra-t-elle à déjouer les roueries des indigènes ou à surmonter les mirages des sables et à dissiper les mystères qui jalonnent sa route, en digne émule de Sherlock Holmes et d'Indiana Jones ?

Policier - 313 pages - Editions Le Livre de Poche (2001)

Avis : Premier tome de la saga Amelia Peabodyqui en compte... un bon paquet, ce petit roman policier ne payant pas de mine au départ, m'a permis de passer un moment distrayant et bien sympathique !
À l'origine de cette réussite, rendons à César ce qui appartient à César, je place en première place le désopilant duo Amélia / Radcliffe.
Mais d'abord, faisons les présentations :

- Amélia Peabody, héritière anglaise et vieille fille trentenaire assez excentrique pour l'époque (fin du XIXème siècle), décide de se lancer dans un voyage pour l’Égypte,  pays pour lequel feu son père lui a transmis une passion qu'elle souhaite assouvir, au détriment même des convenances dont elle déteste s'encombrer ! Pour elle, les femmes doivent pouvoir s'aventurer où bon leur semble, et ne pas se laisser dicter un quelconque rôle de potiche, ceci expliquant sans doute cela, Amélia ne souffre aucunement de son statut de célibataire endurcie, et compte bien pouvoir user de son intelligence, comme de son ombrelle, à loisir !

-  Radcliffe Emerson, archéologue anglais, exalté par son métier, bourru, emporté, et véritable ours mal léché que l'on ne peut lâcher dans une soirée mondaine sans provoquer un incident diplomatique ! Ce forcené des fouilles archéologiques a l'invective facile, notamment envers ses compatriotes à jupons ! Ses disputes avec Amélia, à la répartie cinglante, vont donner lieu à de savoureux dialogues.

— Qui êtes-vous, sir ? Si mes souvenirs sont bons, je ne crois pas que nous ayons jamais été présentés…
— Moi, si, madame ! rétorqua-t-il en s’enflammant à nouveau. J’ai trop souvent rencontré vos pareilles ! Vous êtes la vivante caricature de la femme anglaise, dans tout ce qu’elle a de plus dominateur, arrogant et sans-gêne ! Seigneur Dieu, il n’y a pas au monde de race plus redoutable ! C’est la huitième plaie d’Égypte ! Où qu’on aille, on les retrouve : dans les profondeurs des pyramides, sur les sommets de l’Himalaya. Partout ! Nul lieu de la terre n’en est épargné !
Oups...

- Evelyn Forbes, jolie jeune fille désœuvrée et ayant fait les frais d'une terrible désillusion amoureuse, Amélia la rencontre par le plus grand des hasards, évanouie dans un lieu touristique à Rome. Après le récit de ses mésaventures, elle décide de la prendre sous son aile, prétextant au départ la nécessité d'avoir une dame de compagnie pour l'accompagner dans son périple égyptien.

- Walter Emerson, le jeune frère de Radcliffe, aussi aimable et bien élevé que son frère peut être grognon et impoli. Spécialiste reconnu de l'écriture hiéroglyphique, ce beau et charmant jeune homme va immédiatement tomber sous le charme de la petite protégée d'Amélia.

Maintenant que les protagonistes sont en scène, parlons un peu de l'histoire :

Après plusieurs pages de mises en situation où nous en apprenons davantage sur Amélia et Evelyn, les deux amies arrivent au Caire bien décidées à mettre à exécution leur fabuleux projet de visiter toutes les merveilles de l'Egypte.
Quelques longs et fastidieux préparatifs s'en suivent, et après des rencontres et retrouvailles imprévues, les voilà en route à remonter le Nil à bord d'une dahabieh !

Palais et jardins se succédaient comme en un rêve et chaque minute qui passait nous faisait découvrir une nouvelle merveille d’architecture orientale, surgissant des palmeraies comme de vivants écrins de verdure dont l’émeraude moirée ondulait doucement sous l’effet de la brise matinale. Au loin, les triangles d’or des Grandes Pyramides se détachaient sur le bleu immaculé du ciel. L’air était si limpide qu’on avait l’impression d’avoir presque sous les yeux des monuments en miniature.

C'est au cours d'une halte à Tell El-Amarna, la capitale construite par le pharaon Akhénaton, où elles vont retrouver les frères Emerson en pleines fouilles, que le récit va prendre une tournure mystérieuse, suite à l'apparition d'une momie assez inquiétante, faisant ressurgir toutes les superstitions et la peur des villageois...

Les ouvriers avaient été terrorisés par la momie que nous avions rapportée de la Nécropole Nord. Muhammad ne voulait pas en démordre : la momie était celle d’un prêtre magicien, d’origine princière, un serviteur du dieu Amon que le pharaon hérétique, Akhenaton, avait voulu chasser de son trône spirituel. La colère du dieu avait trouvé un réceptacle dans ce prêtre. À travers lui, Amon avait maudit la cité hérétique et tous ceux qui fouleraient son sol ou tenteraient de la faire renaître.

Pour être honnête, j'ai rapidement déficeler les bandelettes de la momie en question, et ce qui se cachait en dessous n'a provoqué aucune surprise tant la réponse m'a semblé évidente !
Mais cela ne m'a pas empêchée de m'amuser, tant pour le côté humoristique "so british", que pour l'ambiance aventurière de l'époque dans laquelle se concentre tout le charme de l'histoire. L'envie de prendre une tasse de thé à leurs côtés, sous le puissant soleil égyptien, aura compensé le manque de consistance de l'intrigue policière !


Amélia la baroudeuse, est un sacré numéro, et j'ai refermé le livre en me disant que des retrouvailles avec elle seraient bien plaisantes, d'autant que je suis certaine que sa nouvelle passion pour l'archéologie va l'entraîner vers de nombreuses et divertissantes aventures !



Policier 1/3 - 4 points

mercredi 9 novembre 2016

Séance de rattra’pages #7


N’ayant pas la possibilité de chroniquer toutes mes lectures, j’ai créé ce petit rendez-vous trimestriel permettant de faire la synthèse de mes découvertes passées, et surtout d'en garder la trace.
Ce billet, publié à chaque fin de trimestre, est comme son nom l’indique, une séance de rattrapage de mes conquêtes livresques des trois derniers mois écoulés.
Voici donc mes lectures des mois de juillet, août, et septembre 2016, classées par ordre de préférences !
Et pour retrouver les précédentes séances, c'est par ici...

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(Cliquez sur les couvertures pour accéder aux fiches Livr'addict)
  
  • Chroniques d'un rêve enclavé d'Ayerdhal (418 pages) : Immense coup de coeur ❤ Ce roman est une ode à la liberté, un hymne à la solidarité, un cantique à la gloire des affranchis, une symphonie de la fraternité, et évidemment un chœur de mille voix qui résonnera longtemps dans mon esprit après l’avoir perçu… Ma chronique.
  • L'Aube de la Nuit, tome 2 : L'Alchimiste du neutronium, partie 1 : Consolidation de Peter F. Hamilton (854 pages) : Autre coup de ❤ de ce trimestre ! Toujours aussi emballée, cette suite me ravit pages après pages ! De la science fiction de haut vol, vertigineuse et passionnante à la fois, tellement bien construite qu'à aucun moment on ne s'y perd, malgré une galerie de personnages assez conséquente  ! C'est promis, vous n'échapperez pas à une chronique à venir ;-)
  • Le maître des illusions de Donna Tartt (706 pages) : Yann Queffélec ne nous a pas bercé d'illusions en parlant de ce roman comme d'une lecture obligatoire ! J'ai adoré ce campus-novel sur fond de tragédie grecque contemporaine. Des personnages fascinants et une ambiance singulière ont fait de cette découverte une des meilleures de ce trimestre. Ma chronique.
      
  • Newsflesh, tome 3 : Red flag de Mira Grant (504 pages) : Un tome qui clôture parfaitement la trilogie, et dans lequel on ne s'ennuie pas une minute ! Les personnages sont attachants et on est un peu triste de devoir les quitter ! Les intrigues et les rebondissements ont tenu la route sur trois tomes, ce qui en fait une bonne découverte post-apocalyptique en somme !!!
  • Le guide des fées : Regards sur la femme d'Audrey Cansot et Virginie Barsagol (144 pages) : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les fées sans jamais oser le demander ! Un essai très complet sur la question, agrémenté de fiches et d'une tonne de références sur toutes les créatures féeriques de l'histoire ! De quoi enrichir ses connaissances, et devenir incollable sur le sujet ;-)  Ma chronique.
  • Le livre de sable de Jorge Luis Borges (147 pages) : Ce recueil de nouvelles fût un excellent moyen de découvrir ce grand auteur ! Grâce à cette lecture, j'ai pu approcher un univers hors du commun, toujours entre réel et irréel, et m'initier à un style inimitable. Ma curiosité a été piquée, et je compte bien lire son autre recueil en ma possession : L'Aleph.
  • La mort est une femme comme les autres de Marie Pavlenko (193 pages) : Une lecture sympathique, drôle et originale ! Mon ressenti est un peu en deçà de celui escompté, et mon enthousiasme moins grand que chez bon nombre d'autres lectrices/lecteurs, mais sans doute n'étais-je pas dans un état d'esprit assez fantasque à ce moment-là pour en sourire autant que cette histoire le méritait ! Moi, trop sérieuse ? Sur ce coup-là, certainement ^^
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Bilan de ce troisième trimestre de l'année : seulement 7 lectures (dont 2 coups de cœur) : 5 romans, 1 recueil de nouvelles, et 1 essai. (2966 pages au total).

Ce trimestre aura été bien maigrichon. Une période de baisse de régime que j'espère derrière moi !
Je me suis inscrite à deux nouveaux challenges fort stimulants : Le Challenge Automne Pharaonique 2016, ainsi que Le challenge de la Licorne 3ème édition.

La tenue de mes objectifs du trimestre passé ont de quoi faire sourire, mais je n'ai pas l'intention de les abandonner pour autant  :
  1. Poursuivre ou terminer une saga en cours : Newsflesh de Mira Grant.
  2. Mettre à l'honneur un classique, ou un auteur célèbre : Jorge Luis Borges.
  3. Lire un maximum de romans SFFFH* :   6/7, pas de quoi se vanter ^_^
  4. Chroniquer davantage : 3 malheureux petits billets publiés qui se battent en duel ! 
Cette fois, pas de promesses en l'air ! Je la joue modeste, et espère avoir davantage à vous offrir lors de la prochaine séance, histoire de finir l'année sur une moisson plus abondante ;-)
Quant à vous, ne suivez pas mon exemple, engrangez et savourez les lectures comme des petits pains, et faites-nous en profiter surtout :)

(* Science-fiction, Fantasy, Fantastique, Horreur) 

samedi 29 octobre 2016

Le duc de Fer de Meljean Brook

Synopsis : Angleterre, 1901. Les invasions de la Horde ont ruiné le pays. Nombreux sont ceux qui ont fui devant ce peuple barbare. D’autres restent et se battent. Comme Rhys Trahaearn, surnommé le duc de Fer, devenu un héros depuis qu’il a vaincu les forces ennemies. Alors que le pays se relève lentement, les ténèbres demeurent. Au côté de la sublime détective Mina Wentworth, le hors-la-loi enquête sur un meurtre des plus obscurs.

Steampunk – Romance – 410 pages – Editions J'ai Lu (Pour elle-Crépuscule) (2012)

Avis : Loin d’être une "Vaporiste" pure et dure, je suis toujours partante pour un roman steampunk ! C’est pourquoi j’ai foncé tête baissée sur cette lecture commune lorsqu’un ami me l’a proposée.
La Collection (Pour elle – Crépuscule) de ce titre avait fait clignoter le signal "Attention, romance à l’horizon !!!" visible de très loin. Mais qu’à cela ne tienne, il me fallait découvrir de quel métal était véritablement fondu ce duc de Fer !

Le steampunk, c’est un peu la promesse des trois FFF = Folies Folles Furieuses. On peut même dire que c’est un genre littéraire où toutes les excentricités peuvent se mélanger, pour nous offrir un maelstrom d’idées et d’objets extravagants, une sorte de fourre-tout rétrofuturiste dans lequel on adore se perdre le temps d’une lecture.
Et ce roman colle tout à fait à ces préceptes puisqu’il nous catapulte dans une Angleterre fourmillante d’imagination, voyez plutôt :
- Deux cents ans après qu’une grande partie de l'Europe ait fui les machines de guerre de la Horde, et que quelques Anglais aient également choisi l'exil, dont la plupart pour le Nouveau Monde…
- Deux cents ans après que la Horde ait caché des nanoagents, sorte de virus endormis, dans des denrées alimentaires comme le sucre et le thé, et qu’elle ait activé les nanoagents pour contaminer et contrôler ces Anglais devenus des « bogués ».
Certains expats finissaient par craquer, et se faisaient faire une injection de sang contaminé. Mais, même une fois porteurs des virus, ils n'arrivaient pas à ressembler aux bogués nés en Angleterre. Ils continuaient à penser comme des expats, à parler comme des expats. Les nanoagents n'y changeaient rien.
- Neuf ans après la victoire sur la Horde, et la destruction de la Tour qui maintenant n’est plus qu'une bâtisse en ruine.
- Neuf ans après que Le duc de Fer, Rhys Trahaearn, ancien capitaine pirate, eut anéanti la Tour de la Horde, et fût devenu le héros le plus cher au cœur de tous les Anglais.
Les explosifs du duc de Fer avaient fait leur œuvre, et ce qui restait de la Tour penchait misérablement vers la Tamise, crachant de temps à autre un moellon sur la rive nord du fleuve. Les expats proposaient régulièrement de la raser et de bâtir à son emplacement un monument à la Victoire. Mais pour Mina, voir ces ruines était en soi une victoire sur la peur et sur la Horde, et elle préférait cela à un monument.
- Un présent où l'Europe est infestée de zombies. Où les bogués sont méprisés, et celles et ceux portant les traits caractéristiques de la Horde détestés. 
-Un présent où les aéronefs sont des dirigeables aussi divers que variés, peuplé de petits automates, de mécanismes et prothèses en tous genres, où un célèbre Forgeron fait office de magicien. 
Les forgerons étaient nombreux, et la plupart fabriquaient ou vendaient des machines de toutes sortes : voitures à vapeur, locomotives, mécanismes divers, prothèses... Mais un seul était capable de fabriquer de la chair artificielle. Le Forgeron.
Vous l’avez compris, voilà bien un univers délicieusement "steampunkien" relevé d’une pointe d’uchronisme assez sympathique ! 

C’est bien joli tout ça, mais les personnages me direz-vous ? J’y viens, j’y viens…
- Alors évidemment il y a le duc ! C’est le mâle dans toute sa splendeur, ancien pirate des mers, beau et ténébreux avec ses six (pourquoi six ? Vous le découvrirez en temps voulu mesdames !) anneaux d’or aux oreilles, et une certaine propension à l’obsession ! Laquelle ? Là aussi je vous laisse deviner, quoique, si je vous dis que la présence d’une certaine Mina n’y est pas étrangère, je pense que vous aurez compris !
- Mina donc ! L’inspectrice au caractère bien trempé, belle, forte et maîtresse de ses émotions, et qui n’a pas froid aux yeux ! Des yeux bridés justement, signe caractéristique de la Horde, qui lui valent mépris et haine au quotidien !

Un crime ayant été commis dans la demeure du duc, l’inspectrice est envoyée sur place pour enquêter. Dès les premiers instants, l’électricité entre les deux est palpable, et voilà que le simple fait de retirer un gant à la Demoiselle va presque devenir un véritable préliminaire ! Le duc va instantanément se mettre en mode prédateur, pour juste après passer en mode « Tu seras à moi ! ». Lourd à souhait, il n'aura de cesse de provoquer cette prédiction !

Verdict : Trop de pages passées dans l’intimité de ces deux-là, au détriment des rouages de l’histoire. Cet univers "Post-Horde" était vraiment génial, mais a souffert (à mon goût) de trop peu de temps et de décryptage au regard des passages romantico-érotiques qui, pour le coup, étaient parfois un peu redondants !
Je sais que le steampunk n’est pas voué au décorticage, c’est pourquoi je pense qu’il faut le prendre comme il est, et l’apprécier tel quel, sans vouloir forcément tout analyser ! C’est un peu comme du "clé en main", livré sans manuel d’utilisation, et cela fait partie de son charme ! C’est pourquoi je serais très indulgente avec ce titre, car il remplit bien son rôle de divertissement, et suis certaine qu’il plaira à bon nombre d’adeptes du genre ! La gente féminine, et partisane d’une littérature plus dévergondée y trouvera également son compte ;–) 
  

dimanche 23 octobre 2016

La momie d'Anne Rice



Synopsis : Le pharaon Ramsès ressuscité dans l'Angleterre de 1914, voilà la folle histoire que nous propose Anne Rice ! L'absorption d'un élixir l'ayant rendu immortel, Ramsès - rebaptisé Docteur Ramsey pour plus de discrétion - découvre le monde moderne. Mais le souvenir de la belle Cléopâtre le hante. Revenue à la vie à son tour, celle-ci va se révéler bien plus dangereuse que ne le dit la légende...


Fantastique – 443 pages – Editions Plon (2014)


Avis : Ouvrir un roman d'Anne Rice est toujours un plaisir anticipé pour moi ! J'ai adoré sa Saga des sorcières, ainsi que les 2 premiers tomes de ses Chroniques des vampires, les 9 restants étant bien au chaud dans ma PAL (eh oui, quand on aime on ne compte pas ^^).

A l'occasion du Challenge Automne Pharaonique 2016, ce one-shot de l'auteure s'est rapidement imposé, tant j'était curieuse et intriguée à l'idée de découvrir quelles facettes du célèbre Ramsès Madame Rice allait me présenter. Et puis je l'avoue, la piste C. Jacq ne me faisait pas vraiment fantasmer... Bon, voilà, c'est dit :D

Ce roman n'a pas le pouvoir envoûtant des titres que j'ai cités plus haut, il faut bien le reconnaître ! Mais malgré que l'on ne puisse comparer Ramsès au Prince Lestat, j'y ai retrouvé la "patte" Rice à de nombreuses reprises.
En effet, le thème de l'immortalité (cher à l'auteure) est encore au centre de cette histoire. Mais ici, ne vous imaginez pas un Ramsès pourvu de canines, ce serait un peu trop cliché pour du Rice vous ne croyez pas ?  C'est un Ramsès devenu immortel grâce à un élixir, qui se voit traverser les siècles sans prendre une seule ride !
Bon, je vous l'accorde, l'idée n'est pas follement originale, mais sous la plume d'Anne Rice la banalité n'a pas sa place ! Elle n'a pas son pareil pour vous plonger dans une ambiance toute particulière, où l'angoisse monte sans que l'action y soit forcément pour quelque chose.

Ainsi, quand un mystérieux tombeau est découvert en ce début de XXe siècle au sud du Caire par un égyptologue anglais, doté d'une porte recouverte de hiéroglyphes assez dissuasifs...  :
« Détrousseurs des morts, éloignez-vous de cette tombe si vous ne voulez pas en réveiller l’occupant, car sa colère ne pourra être contenue. Ramsès le Damné est mon nom. Jadis Ramsès le Grand de la Haute et de la Basse-Égypte ; vainqueur des Hittites, bâtisseur des temples ; bien-aimé du peuple ; et gardien immortel des rois et reines d’Égypte à travers les siècles. En cette année de la mort de la grande reine Cléopâtre, alors que l’Égypte devient province romaine, je m’abandonne aux ténèbres éternelles ; prenez garde, vous qui permettrez aux rayons du soleil de franchir cette porte…»
on s'imagine déjà voir une terrible malédiction s'abattre sur les imprudents (je ne sais pas vous, mais moi j'aurais déjà pris les jambes à mon cou, juste après avoir enseveli cette porte sous une dalle de béton armé ^_^  Mais voilà, il faut bien que d'autres prennent des risques insensés pour faire avancer l'histoire !).
Et justement, l'histoire avec un grand H pourrait bien en prendre un sacré coup après une telle découverte ! Un Ramsès endormi depuis des siècles, mais ayant refait surface à un moment clé de l'histoire de l’Égypte, pour se rendormir de nouveau ; voilà bien de quoi faire halluciner bon nombre de spécialistes !

La première partie de l'histoire est incontestablement celle que j'ai préférée ! Le mystère planant autour de la momie, son retour en Angleterre, et la fascination teintée de terreur qu'elle inspire exposée dans le salon londonien de l'égyptologue retrouvé mort dans le tombeau juste après sa découverte. Tout est la pour faire monter la tension ; des yeux qui semblent vous fixer, un soupir ou le bruissement d'un tissu..., est-ce une bandelette de la momie qui a glissé ?
Julie, héritière de ce trésor, elle aussi passionnée par l’Égypte, va tenter de savoir qui peut bien se cacher derrière cet être étrange. Pourquoi se sent-elle irrésistiblement attirée par cette relique ? Son père serait-il mort à cause d'une malédiction ? Le journal qu'il tenait jusqu'à son dernier soupir recèle peut-être la clé de l'énigme. Est-ce véritablement Ramsès le Maudit qui repose dans son salon en attendant d'être confié au musée ? Mais quel rapport avec ce buste de Cléopâtre trouvé juste à côté, les époques étant bien trop éloignées ? 

Vous l'avez compris, Ramsès est le phare de cette histoire. Il éclaire tout autour de lui par sa puissance et son charisme. Un être exceptionnel, avide de savoir, et qui ne peut s'empêcher de faire chavirer un cœur au passage, celui de la fille de l"égyptologue pour laquelle il est sorti de son sommeil. Le côté sentimental de l'individu prend d'ailleurs souvent le pas sur l'histoire et sur ses décisions, le rendant un brin irresponsable, mais d'autant plus humain  ^_^

La deuxième partie de l'histoire m'a moins emballée. À compter du moment où une course poursuite s'engage dans les rues du Caire pour tenter de neutraliser une créature réveillée par Ramsès d'entre les morts et devenue incontrôlable, j'ai senti quelques petits regrets pointer.
Voir déambuler des êtres aussi charismatiques au XXe siècle n'est pas très passionnant au regard du potentiel qu'ils auraient représenté évoluant dans leur Égypte ancienne. Les quelques petits flashbacks ou allusions que s'autorise le héros sont bien trop légers et ne font que renforcer cette attente. Si certains chapitres avaient été consacrés à la quête de l’élixir, à la "transformation", et aux tourments une fois devenu immortel, je suis sûre qu'Anne Rice aurait encore une fois excellé dans un registre qu'elle maîtrise à merveille. Les affres de l'immortalité sont ici relégués au second plan comparé à celles d'un antique amour devenu obsédant et prenant un peu trop de place dans l'histoire.

Le pari d'utiliser un personnage emblématique pour lui faire traverser les siècles, et d'en faire une momie légendaire revenue à la vie est remarquablement tenu, et fait de ce roman un roman fantastique qui se lit bien (comment pourrait-il en être autrement avec une telle plume !), mais qui n'est pas de ceux qui me laisseront un souvenir impérissable. L'auteure m'ayant habituée à bien meilleur, je n'en suis devenue que plus exigeante !
                                                     


samedi 8 octobre 2016

Le challenge de la Licorne 3ème édition


Vous connaissez l'expression "Jamais deux sans trois !", naturellement ;-)
Vous ne serez pas surpris d'apprendre que je me réinscris pour cette 3ème édition du Challenge de la Licorne, toujours placé sera sous le signe de la Fantasy (dark, heroic, light …) et du Thriller/Policier.
*(pour rappel ; récapitulatif de ma 1ère session, et de ma deuxième).

Quelques petits changements ont fait leur apparition, pour notre plus grand plaisir !
Désormais, plus de cession de 2 mois. Nos lectures peuvent se faire durant toute l'année, dans l’ordre, et au rythme que nous souhaitons.

Le challenge commence le 1er septembre 2016 et se terminera fin août 2017.

Toujours 3 niveaux (au choix) :

Niveau 1 - Elfes psychopathes6 livres (3 fantasy - 3 Thrillers)
Niveau 2 - Dragons sanguinaires = 12 livres  (6 fantasy - 6 Thrillers)
Niveau 3 - Trolls tueurs fous = 24 livres (12 fantasy - 12 Thrillers)

Je m'inscris une fois encore en tant qu'Elfe psychopathe, il faut bien que j'honore ma réputation désormais grandissante :)

Un système de points, ainsi que quelques défis de lecture mettant à l'honneur les auteures françaises sont également venus corser l'affaire !

Chaque livre lu rapporte 3 points 
• s'il fait + de 400 pages, s'ajoute : 1 point,
• si l'auteure est une femme, s'ajoute : 1 point,
• si l'auteure est française, s'ajoute : 1 point.

Je vous invite à aller sur le topic LA et/ou sur l'excellent blog de La Licorne pour suivre nos aventures :) Quant à moi, ce billet servira de suivi à ce savoureux challenge !!! À bientôt :)

Mes lectures :

Un crocodile sur un banc de sable d'Elizabeth Peters = 4 points (Lu : 3 pts, Auteure féminin : 1 pt)
La Voie des Oracles, tome 1 : Thya d'Estelle Faye = 5 points (Lu : 3 pts, Auteure féminin française: 2 pts)
La Voie des Oracles, tome 2 : Enoch d'Estelle Faye = 5 points (Lu : 3 pts, Auteure féminin française: 2 pts)
La Voie des Oracles, tome 3 : Aylus d'Estelle Faye = 5 points (Lu : 3 pts, Auteure féminin française: 2 pts)
Sépulcre de Kate Mosse = 5 points (Lu : 3 pts, + de 400 pages : 1 pt, Auteure féminin : 1 pt)

TOTAL = 24 points 

mercredi 21 septembre 2016

Challenge Automne Pharaonique 2016



Et oui, malheureusement l'été est bel est bien terminé :( 
Mais le nouveau challenge organisé par ma petite Fée Stelphique, et sa complice Daniella, est là pour nous faire oublier ce passage à l'automne de bien agréable manière ! Allez donc visiter le topic sur LA ;-)

Grâce à ce rendez-vous, nous allons revivre ensemble, et le temps d’un trimestre, l’Histoire de l’Égypte ancienne et les grands « Dieux » qui ont marqué toute une civilisation. Nous avons bien l'intention de ranimer la flamme de ses conquérants aux ambitions démesurées à l'aide de découvertes livresques absolument PHARAONIQUES.

Effectif du 21 septembre au 21 décembre 2016, cinq paliers sont proposés ;

1.Scribes des sables : 1 à 5 livres
2.Prêtre du Nil : 6 à 10 livres
3.Vizir de Gizeh : 11 à 15 livres
4.Gouverneur du Sphynx : 16 à 20 livres
5.Pharaons de la Vallée des Rois: +20 livres

Je choisi le premier niveau Scribes des sables.
    
    

Ne me demandez pas dans quelle pyramide je me suis enfoncée afin de ressusciter ces trésors égyptiens endormis, c'est un secret que nul ne doit dévoiler sous peine de voir s'abattre la malédiction....
Mais en revanche, je vous promets d'en déchiffrer quelques-uns et de vous en révéler l'essence du mieux possible ;-)
Alors à bientôt, sous le soleil égyptien !!!
*cliquez sur les couvertures pour accéder aux fiches des livres